Bienmanger.com stabilise son chiffre d’affaires à 11 M€
Après deux années de croissance durant la crise sanitaire, l’épicerie fine en ligne lozérienne Bienmanger.com devrait stabiliser son chiffre d’affaires à hauteur de 11 M€ à l'issue de l’exercice clos en juin. « Nous restons ambitieux et avons le potentiel pour continuer à grandir durant plusieurs années », indique à La Lettre M Laurent Caplat, fondateur. Le pure player (35 salariés), qui a réalisé 12 M€ de CA en 2020-2021, a connu un tassement en 2021-2022. L’entreprise a bouclé ce dernier exercice à 11 M€ malgré l’inflation et la crise du marché du bio. Concernant ses leviers de croissance, l'e-commerçant (12 000 produits) entend notamment développer sa cave comprenant 1 500 à 2 000 références et représentant 15 % de l’activité.
Stabilité de l’offre
L’entreprise souhaite aussi renforcer sa gamme de produits frais, générant 5 % du chiffre d’affaires avec un assortiment de 500 références. « En fonction de ce contexte particulier du marché, le packaging et les prix évoluent plus souvent et les recettes également. Nous avons donc opté pour une stabilité de notre offre sur deux ans », poursuit le dirigeant. La société n’a pas réduit sa gamme par rapport à 2020 et compte à ce jour « 700 à 800 fournisseurs permanents ». Pour minimiser ses coûts, la société a aménagé une chaîne de production de coffrets dans son unité de production de Sévérac-d’Aveyron (12). La société investit également dans son site marchand en vue d'améliorer son taux de conversion « L’objectif est de vendre via différents canaux mais aussi de projeter des ventes sur plusieurs sites. » Bienmanger.com devrait aussi dupliquer son site dans une nouvelle langue au cours du prochain exercice. « Ce sera en Europe, dans un pays frontalier », indique le dirigeant.
Des synergies avec les autres actifs de Notus Technologies
Près de deux ans après l’entrée à son capital de la société d'investissement Notus Technologies à hauteur de 47 %, Bienmanger.com développe des synergies avec d’autres actifs du fonds détenu par le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. « Des mutualisations sont opérées avec le Fondant Baulois et Oliviers & Co à différents niveaux, sur des négociations ou de l’approvisionnement. Les choses se mettent en place et se déploient progressivement. Nous apprenons encore à nous connaître. »











