ATR : les accords sont signés mais les licenciements « ne sont pas écartés » selon FO
Contrairement à Airbus, où, selon FO, « toutes les conditions ont été créées pour atteindre au 31 mars 2021 l'objectif du zéro licenciement sec », chez ATR, les négociations n'ont pas débouché sur une telle certitude. « Cela s'explique par la situation du marché ; chez ATR, le prévisionnel établi au mois de mai s'est encore dégradé depuis », explique à La Lettre M Jean-Christophe Pinel, délégué syndical FO, qui a signé le 12 octobre avec la direction deux accords, relatifs à la fois au PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) et à l'APLD (activité partielle de longue durée).
Comme prévu, 186 emplois seront supprimés au sein des équipes françaises du premier constructeur mondial d’avions régionaux de moins de 90 places, dont le siège social est à Blagnac. « Mais ce chiffre va baisser de façon mécanique, si l'on retranche les départs volontaires, précise Jean-Christophe Pinel. Pour le moment, nous avons comptabilisé une cinquantaine de volontaires. Et la période durant laquelle les personnes intéressées peuvent se prononcer prendra fin au 31 décembre. Par ailleurs, l'APLD va permettre de sauvegarder l'équivalent d'une quarantaine de postes. Ainsi, il resterait, à date, un peu plus de 90 postes en danger. Si notre objectif reste le zéro départ contraint, pour l'heure, les licenciements ne sont donc pas écartés. »
Pour réduire encore le nombre de postes potentiellement supprimés, un dernier levier pourrait être activé, comme évoqué dès le 1er octobre par La Lettre M : l'Accord de performance collective (APC). « Cet accord, nous ne le concevons que sans destruction d'acquis sociaux », prévient cependant le représentant syndical FO, qui précise que les négociations, sur ce nouveau front, pourraient durer « jusqu'à mi-décembre ». Et de conclure : « Nous serons très vigilants, et notre priorité reste d'accompagner les départs volontaires. »










