Après un tour de table de 1,5 M€ prévu cette année, Tidav projette une série A de 7 M€
La start-up toulousaine Tidav envisage de lever « environ 1,5 M€ d’ici à la fin de l’année » afin d’accompagner le développement de ses services d’inspection d’infrastructures en milieu extrême basés sur son aéronef à décollage et atterrissage vertical. « Puis nous visons à horizon trois ans une série A de l’ordre de 7 M€ », précise à La Lettre M Cédric Lefort, président de la start-up de cinq salariés fondée en 2021. Objectif : soutenir l’industrialisation – dans la métropole toulousaine – de ses aéronefs capables d’affronter des vents violents. Une production de « dix appareils par mois » est anticipée à terme par la société, qui a reçu le trophée « Coup de cœur du jury » lors du Prix Galaxie 2022.
La donnée, « nerf de la guerre »
Pour l’heure, la jeune pousse se focalise sur les preuves de concept (Poc) mettant en avant auprès de partenaires industriels la valeur ajoutée de son T-H3, drone-avion de 25 kg conçu pour être employé dans des conditions météorologiques défavorables et offrant en particulier « une grande résistance au vent », indique le dirigeant, qui cible en priorité le marché du offshore maritime. « Nous réalisons actuellement des Poc relatives à des sites industriels ayant des impacts environnementaux et visons par ailleurs le marché de l’éolien offshore, où les marques d’intérêt pour notre technologie sont très importantes », précise Cédric Lefort, qui ne souhaite pas pour le moment se positionner sur le marché – contraint réglementairement et présentant des problématiques d’acceptabilité sociale – de la mobilité aérienne urbaine.
« Dans un second temps, nous imaginons proposer la collecte de données atmosphériques pour les industriels de la mer, qu’il s’agisse de navires ou de stations de pompage, par exemple, ajoute-t-il. Nous pouvons également intervenir en levée de doute pour la sécurité civile, mais aussi la défense. Nous ciblons dans tous les cas des niches disposant d’importantes profondeurs de marché. » Avec une proposition de valeur basée non pas sur le drone-avion lui-même, mais bien sur la collecte et la fourniture de la donnée. « C’est le nerf de la guerre ! », insiste l’ingénieur, passé par Toulouse Tech Transfer et Airborne Concept.
Vers une unité d’assemblage à Toulouse
Tidav, qui envisage de décliner son avion-drone « avec des masses supplémentaires afin de répondre aux besoins du marché », entend ainsi lever cette année des fonds d’amorçage à hauteur de 1,5 M€, tout en visant le statut de Jeune entreprise d’innovation de rupture, avant d’organiser une série A lui permettant de financer son industrialisation. « Nous souhaitons déployer une unité d’assemblage dans la métropole toulousaine, explique Cédric Lefort. Des discussions sont en cours dans ce sens avec Toulouse Métropole. »











