Aéroport Toulouse-Blagnac : le Ceser Occitanie en appelle à la création d’une instance de coopération
Dévoilée le 6 juin, la contribution du Ceser (Conseil économique, social et environnemental régional) Occitanie à l’Atelier des territoires dédié au futur de la plateforme aéroportuaire de Toulouse-Blagnac à l’horizon 2050 préconise la création d’une structure de coopération. « Les concertations qui ont été menées nous ont amenés à intégrer des territoires d’influence tels que le Gers et le Tarn-et-Garonne, indique Jean-Louis Chauzy, président. Il faut poursuivre dans cette voie avec une instance pérenne, que nous souhaitons voir mise en place par l’État dès septembre. » Une entité dédiée à la définition des investissements stratégiques à consentir dans le territoire, que le Ceser aurait toute « légitimité » à animer.
Une structure de concertation et d'ingénierie
« Durant nos travaux de concertation, il nous a semblé important de sortir de la vision exclusivement haut-garonnaise, explique Jean-Louis Chauzy. Car l’aéroport de Toulouse-Blagnac a une vocation a minima régionale, tant côté trafic voyageurs que côté industriel. Nous n'oublions en effet pas que cet aéroport, dont la gestion est apaisée depuis l’arrivée d’Eiffage, a d’abord une vocation industrielle. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité, alors que ce n’était pas prévu au départ, rencontrer également les élus des territoires périphériques, eux aussi concernés par l’activité de la plateforme. » Avec un objectif : relever les besoins et les problématiques de chacun, en vue d’initier une démarche de coordination qui devra, pour Jean-Louis Chauzy, se formaliser avec la création d’une instance dédiée, dont les contours demeurent à définir. Une structure « de dialogue, de concertation et d’ingénierie » dont les membres seraient amenés à signer une charte partagée.
Réussir l'« expansion industrielle »
L’Atelier des territoires a été initié en janvier 2022 par l’État, avec la Région Occitanie, le CD 31 et Toulouse Métropole. Il a réuni des élus des zones directement concernées par l'activité de la plateforme aéroportuaire toulousaine, ainsi que des représentants des milieux associatifs et des délégués des institutions socio-économiques locales. Les travaux menés par le Ceser Occitanie dans ce cadre l’amènent à considérer que « le futur de la place aéroportuaire et aéronautique s’affiche aujourd’hui sous les meilleurs auspices, après la période d’inquiétude engendrée par la crise sanitaire. L’enjeu des prochaines années réside en une réussite d’une expansion industrielle associée à une amélioration environnementale conséquente, fondée sur la réduction des pollutions et des nuisances. »











