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Haute-Garonne
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Transports - Logistique
| 26/02/2018

Aéroport de Toulouse : l’État renonce à la privatisation

© DR

Selon la chaîne BFM Business et Les Échos, l’État aurait renoncé à céder les 10,01 % d'actions qu'il détient encore au capital de l'aéroport de Toulouse (ATB). Une opération qui aurait permis au consortium chinois Casil Europe de devenir actionnaire majoritaire. Une information confirmée ce 26 février à l’AFP par une source gouvernementale. En avril 2015, l’État avait vendu 49,99 % du capital de la société de gestion d’ATB à Casil Europe, holding française créée par le groupe d'État chinois Shandong High Speed Group et le fonds d'investissement hongkongais Friedmann Pacific Asset Management. Ce dernier disposait d'une option de vente des 10,01 % restants à compter d'avril 2018.

Actionnariat de l’Aéroport de Toulouse-Blagnac

- Casil Europe : 49,99 %
- Etat : 10,01 %
- CCI Toulouse : 25 %
- Région Occitanie : 5 %
- Métropole : 5 %
- Conseil Départemental de Haute-Garonne : 5 %

Les réactions :

- Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole : « Si elle se confirme, la décision de l’État de renoncer à vendre ses parts dans l’actionnariat de l’aéroport de Toulouse Blagnac (ATB) est une bonne nouvelle, qui va dans le sens de l’intérêt général et préserve les intérêts de notre territoire.
Elle répond positivement aux demandes fortes que nous avons exprimées avec constance ces derniers mois au nom de Toulouse Métropole, aux côtés de la Région, du Département et de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Chaque fois que les actionnaires locaux pourront parler d'une seule voix au gouvernement, ce sera un atout pour être entendus
. »

- Georges Méric, président PS du Département de la Haute-Garonne : « L'annonce par le gouvernement, si elle est confirmée, de ne pas vendre les 10,01 % du capital qu'il détient encore dans la société Aéroport Toulouse Blagnac à l'actionnaire privé majoritaire, Casil Europe, est très satisfaisante. Notre mobilisation, avec les autres actionnaires locaux, pour appeler l'État à ne pas céder ses parts a été entendue et nous nous en réjouissons. Nous réaffirmons l'impérieuse nécessité de conserver un actionnariat public de long terme majoritaire au sein d'ATB, afin de garder la maîtrise d'un équipement stratégique pour l'attractivité et le développement du territoire et d'assurer la qualité de vie des riverains. »

- Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie : « Cet aéroport qui est une plateforme stratégique avec trois zones d’activité, soit 92 000 emplois et deux leaders mondiaux Airbus et ATR, doit faire l’objet, en préparant la sortie et la revente des actions par la société Casil Europe, d’un nouveau partenariat entre l’Etat, les collectivités, la CCI de Toulouse, la Caisse des Dépôts et Consignations et les Banques régionales. Le choix d’un champion français en matière de transport doit alors être retenu. La Région et la Métropole de Toulouse, qui ont acquis par la loi NOTRe les compétences, doivent enfin dire leurs exigences. » 

> À lire également : Que se passe-t-il (vraiment) à l’aéroport de Toulouse ?

L'article de nos confrères des Échos : bit.ly/2EXaw4g

David Danielzik /danielzik@lalettrem.net
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