Aéronautique : « Nous allons nous battre », assure Carole Delga
« On doit pouvoir faire baisser considérablement ce chiffre », réagit Carole Delga, suite à l'annonce de plus de 3 500 suppressions de postes à Toulouse par Airbus, ce 2 juillet. En début de semaine, la présidente socialiste de la Région Occitanie avait déjà échangé avec Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, au sujet du vaste plan de restructuration du groupe, qui prévoit 15 000 suppressions de postes dans le monde. « Je suis et resterai attentive à la situation de la filière aéronautique, qui représente 40 % de l'emploi industriel en région, assure-t-elle. Ma vigilance se portera essentiellement sur l'accompagnement social dont bénéficieront les salariés touchés par les suppressions de postes au sein du groupe mais aussi le respect du dialogue social. » Mais pour l'élue, au-delà d'Airbus, c'est bien l'ensemble de la filière aéronautique régionale, et en particulier de la supply chain (chaîne de sous-traitance), qu'il convient d'accompagner. « Nous devons les aider à tenir le choc des prochains mois, mais aussi envisager avec eux et dans les plus brefs délais les conditions de la reprise et de la relance pour développer une stratégie industrielle audacieuse autour de l'avion vert », assure-t-elle. Pour cela, un Plan Ader 4 exceptionnel, élaboré par la Région afin de soutenir la filière, sera dévoilé le 3 juillet. Il prévoit une enveloppe de près de 100 M€ qui s'ajoutera aux 200 M€ déjà prévus dans le plan régional initial. « Nous miserons sur trois piliers pour relever la filière et préparer l'avenir, annonce Carole Delga. Cela passera par la préservation des compétences et des emplois au sein des PME-ETI des territoires, en mobilisant l'ensemble des outils de formation auxquels les salariés et demandeurs d'emploi ont droit. Nous accompagnerons également la production, la diversification et l'innovation pour que le berceau de l'avion vert soit en Occitanie. Enfin, nous mettrons en place de nouveaux outils financiers, en fonds propres notamment, pour renforcer la capacité industrielle des entreprises. » Et de conclure : « Nous faisons face à une crise, nous allons nous battre comme nous avons déjà su le faire et sauver notre fleuron économique régional. »










