555 M€ injectés dans le réseau ferré d'Occitanie en 2024
Lors de la présentation, le 5 février, des chantiers prévus sur le réseau ferré et dans les gares en 2024, SNCF Réseau Occitanie annonce que 555 M€ seront injectés dans la régénération et le développement du réseau – soit 72 M€ de plus qu’en 2023 – dans le cadre de 70 opérations. Le budget dédié aux gares est quant à lui fixé à 62 M€ par le gestionnaire Gares & Connexions. « Des opérations massives vont être réalisées sur le réseau structurant, avec deux suites rapides sur les voies et une sur la caténaire », détaille Catherine Trevet, directrice territoriale SNCF Réseau Occitanie. Le territoire compte 2 600 km de voies ferrées, 292 gares et haltes ferroviaires, 760 trains voyageurs et 100 circulations de fret par jour.
Améliorer le réseau
Dans le Lot, la suite rapide (remise à neuf des constituants de la voie dans un temps très limité) de la caténaire Cahors-Thédirac, pour laquelle le gestionnaire investit 51,5 M€, se déploiera entre fin octobre et fin décembre. Entre Cahors et Caussade, 35 km de voies seront modernisés d’avril à juillet pour un investissement de plus de 66 M€. Enfin, 53,9 M€ seront investis afin de remplacer 26 km de voies entre Salses et Perpignan dès le mois de mars. « Nous allons aussi renouveler des aiguillages, notamment à Toulouse et à Montpellier, et démarrer le chantier de mise en service de la nouvelle signalisation sur la LGV sud-est en novembre », complète la directrice. Des opérations seront également réalisées dans le cadre du Plan rail (800 M€ financés par la Région et l’État). Parmi elles, une modernisation des voies dans le quart nord-est de Toulouse pour un montant de 50,5 M€, dont 66,5 % financés par la Région Occitanie, 25 % par l’État et 8,5 % par SNCF Réseau entre 2023 et 2026, et des travaux de régénération sur l’axe Nîmes-Le Grau du Roi chiffrés à 10,8 M€. Des opérations vont aussi être réalisées sur le H lozérien, et le train jaune sera concerné par de la sous-station électrique, du confortement de tunnel et du confortement de parois.
Encourager le développement ferroviaire
SNCF Réseau souhaite « accompagner la Région dans son ambition de développement des offres », notamment celle des trains liO, qui doit augmenter de 24 % cette année, et celle du trafic de fret sur le littoral, qui doit bondir de 10 % en un an. Avec deux projets de services express régionaux métropolitains (Serm) dans les aires urbaines toulousaine et montpelliéraine, mais aussi deux nouvelles LGV. La ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, dont la phase 1 du plan de financement est chiffrée à 2 Md€, « devrait être mise en service en 2034 », précise la directrice. Concernant le GPSO (14 Md€), la LGV Bordeaux-Toulouse, « nous allons poursuivre les études engagées et commencer les travaux principaux au nord de Toulouse dès la fin du mois de février pour challenger le planning de mise en service en 2031 des aménagements ferroviaires au nord de Toulouse », assure-t-elle.
Participer au dynamisme économique
Autre priorité affichée par SNCF Réseau : encourager le dynamisme économique dans la région. « Le projet des aménagements ferroviaires au nord de Toulouse (AFNT, NDLR) représente à lui seul 600 M€ de contrats et de prestations », explique Catherine Trevet. Selon elle, la dynamique profite au territoire, puisque 60 % des achats en moyenne sont réalisés auprès d’entreprises locales. Des rencontres sont organisées afin de détailler auprès des fournisseurs potentiels les marchés et les appels d’offres liés aux grands projets. Le gestionnaire indique par ailleurs que pour 100 € investis dans les infrastructures, 80 € profitent à la filière industrielle. « Nous voulons aussi renforcer notre rôle de catalyseur dans la transition écologique », poursuit la directrice. Pour cela, plusieurs leviers sont activés, comme la dynamique d’éco-conception et l’amélioration de la résilience du réseau face aux aléas climatiques.
62 M€ d’investissement dans les gares
De son côté, Gares & Connexions, gestionnaire de 3 000 gares en France et filiale à 100 % de SNCF Réseau, augmente ses investissements dans les 292 gares et haltes d’Occitanie, avec un budget 2024 de 62 M€ (dont 45 % en fonds propres), contre 50 M€ en 2023 (dont 50 % en fonds propres). « La région compte 250 commerces et points de vente qui équipent les gares, 220 000 voyageurs et visiteurs en moyenne par jour, soit 80 millions par an », indique Hilaire Hautem, directeur régional adjoint des gares d’Occitanie.
Gares & Connexions propose un programme d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap qui concernera à terme 43 gares et haltes dans la région. « L’objectif est d’atteindre 32 gares accessibles fin 2024, pour un investissement de 200 M€ cofinancé par l’État et la Région », précise le dirigeant. Parmi les chantiers majeurs : la gare de Montpellier (12 M€), dont les travaux démarreront en mars pour une durée de treize mois ; la gare de Carcassonne (9,8 M€), qui est en phase de travaux depuis janvier pour une durée d'un an ; la gare de Sète, en chantier depuis quelques mois, où sera aussi traitée l’intermodalité (12,2 M€ en multi-financement). « Le chantier majeur du territoire, chiffré à 47,6 M€ et intégralement sous la maîtrise d’ouvrage de Gares & Connexions, est celui de la gare de Béziers, indique Hilaire Hautem. Nous allons notamment réaménager les espaces extérieurs, créer une passerelle et un parking. Les travaux ont commencé en septembre 2023 et s’achèveront en 2025. »
La filiale de SNCF Réseau porte également un plan Vélo avec l’État et la Région, qui doit permettre la mise en place de box sécurisés dans 73 gares d’ici à fin mars. Le directeur régional adjoint mentionne enfin le projet Place de la Gare, qui vise à « remettre des services et commerces dans nos gares ». Dans ce cadre, 19 initiatives sont réalisées ou en cours dans la région. « Ce travail est réalisé avec les collectivités, notamment les communes rurales, pour retrouver des services adaptés au territoire », précise le directeur.











