Gard/Industrie – Inquiétudes à la Verrerie du Languedoc
Une grande partie du personnel de la Verrerie du Languedoc, à Vergèze, s’est réunie ce matin, vendredi 6 novembre, devant la porte de l’usine, pour manifester son inquiétude concernant l’avenir du site. Selon un représentant syndical, une réunion avait lieu cet après-midi à Paris entre Michel Roquette, président de la Financière de la Croix blanche, propriétaire de VDL, le verrier Saint-Gobain et le groupe Nestlé, qui a vendu l’usine en 2006. « Le four 1, le seul en activité, doit être refait plus tôt que prévu, en juillet 2010 au lieu de 2011, explique le secrétaire de la CGT, Christophe Englan, porte-parole de l’intersyndicale. Or, d’après nos informations, Michel Roquette n’a pas réuni les fonds nécessaires, qui s’élèvent à 25 ou 30 M€. » Selon lui, Saint-Gobain devait reprendre la Verrerie au 31 décembre 2009. « Mais ils ne sont plus en mesure de le faire », assure-t-il. Les salariés en appellent également à l’ancien employeur et principal client, Nestlé Waters Supply Sud (Perrier) : « Lorsque le site a été cédé par Nestlé Waters à Michel Roquette, nous avons accepté le départ de 300 personnes et des baisses de salaire de 14 à 20 %, contre des assurances sur la pérennité du site au-delà de 2014. Nous avons l’impression d’avoir été les victimes d’un marché de dupes ». Plusieurs maires des environs, et Jean-Paul Boré, vice-président communiste du conseil régional, sont venus manifester leur soutien aux salariés.La Verrerie du Languedoc emploie 190 ETP pour un CA de 47 M€ en 2009. L’essentiel de la production (450 M de cols/an) est destiné à l’usine Perrier de Vergèze. La production d’une bouteille de vin Sud de France devrait bientôt démarrer. 10 M de cols seraient déjà commandés. Michel Roquette n’a pu être joint cet après-midi.Henri Frasque










