Damien Alary n’entend pas rester sur la touche de l’élaboration de la grande Région, définitivement adoptée par l’Assemblée nationale mercredi dernier 18 décembre. Ce matin, avant de s’attaquer à l'ordre du jour de 140 points de la session plénière du conseil régional, il a exposé devant l’assemblée la manière dont il envisage la mise en œuvre de cette nouvelle entité, fusion des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. « Je l’ai dit hier soir au président de la région Midi-Pyrénées : nous devons entamer et poursuivre des négociations, des conversations d’égal à égal, dans un respect mutuel de chacun. Nous avons chacun nos spécificités et nous avons des points moins communs, mais qui doivent se discuter pour réussir », a-t-il ajouté avant de détailler ses propositions. Elles font office de réponse au communiqué de presse envoyé par Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, à l'issue du vote entérinant définitivement la décision, le 18. Dans celui-ci, il appelait Damien Alary à la rencontre et à l'échange.
Conférence des présidents
Damien Alary propose la mise en œuvre de cinq piliers, à même d’élaborer en 2015 la feuille de route de l’union à venir entre les deux régions. Il préconise en premier lieu la mise en place d’une conférence des présidents, « organisme d’orientation, de décision et de suivi des projets ». Les présidents des deux régions, leur directeur de cabinet et les directeurs généraux des services seraient invités à cette table. Pour appuyer les décisions de cette conférence des présidents, quatre autres niveaux de délibération sont préconisés par le président de Région : une commission mixte L.-R.-Midi-Pyrénées des vice-présidents, regroupant présidents, vice-présidents, directeur de cabinet et DGS des deux régions « pour suivre les travaux relatifs à la préfiguration de la grande région » ; une conférence mixte des présidents représentatifs de tous les groupes politiques des deux régions « qui aura pour objet de faire connaître les projet de délibération prises dans le cadre de cette loi » ; une commission de pilotage technique sous la direction des deux DGS. « La convergence des politiques publiques pourrait être coordonnée par l’un et la mutualisation des ressources par l’autre », estime Damien Alary, qui préconise enfin la mise en œuvre d’une commission territoriale, avec les présidents de Région, de Départements, de métropoles et d’Agglos, « afin de traiter de tous les problèmes territoriaux ».
« Il ne serait pas bon de laisser communiquer uniquement d’un côté, et que nous soyons à la traîne. J’informe les élus d’une méthode de gouvernance qui doit aboutir aux questions ici posées », a conclu Damien Alary. S’il a indiqué avoir parlé avec Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées hier soir, ces propositions ne sont pour l’instant pas communes.