Un nouveau sursis pour l’aéroport Castres-Mazamet
La réunion du comité du syndicat mixte de l’aéroport Castres-Mazamet du 14 octobre débouche sur un nouveau sursis pour la plateforme aéroportuaire tarnaise. Alors que la délégation de service public (DSP) de la ligne entre Castres et Paris arrivait à échéance le 15 octobre, les partenaires ont trouvé un accord pour préserver l’activité de l’aéroport jusqu’au 31 mai 2027. Au 1er janvier, l’État et la Région Occitanie ne participeront plus à son financement, laissant le Département du Tarn, la communauté d’agglomération Castres-Mazamet et les communes et communautés de communes du sud du Tarn en être les seuls actionnaires. La compagnie Chalair va assurer neuf rotations hebdomadaires et sept à partir du 1er janvier 2027.
Diversification des activités
Ce sauvetage arraché à la dernière minute ne cache pas les défis qui attendent les actionnaires restant aux commandes de l’aéroport Castres-Mazamet. Servant pour un usage civil, avec 27 000 passagers en 2025, les pistes de l'aéroport Castres-Mazamet accueillent également les militaires du 8eRPIMA de Castres. Afin de mettre la plateforme en conformité et de financer des travaux permettant d'assurer sa pérennité, les partenaires doivent trouver entre 6 et 14 M€. Cela devrait passer entre autre par une diversification des activités de la plateforme aéroportuaire : photovoltaïque, location de salles de réunion, accueil d’événementiel d’entreprises, de manifestations grand public, installation de nouvelles sociétés. Alors que dans quelques semaines, Castres va inaugurer l’A69 qui la relie à Toulouse, la sous-préfecture et les communes alentours vont devoir trouver les ressources financières et convaincre les acteurs économiques du bien-fondé d’un aéroport dans le sud du Tarn.











