Spécialiste des répliques virtuelles, le bagnolais Gambi-M veut redresser la barre
Éditeur de répliques virtuelles d'installations industrielles et de bâtiments, Gambi-M (Bagnols-sur-Cèze) est placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nîmes. La date de cessation des paiements est fixée au 1er octobre 2025. Une période d’observation de six mois a débuté pour la PME de 36 salariés créée fin 2016. Le tribunal a désigné comme administrateur judiciaire Me Jean-François Blanc (Montpellier), avec la mission d'« assurer seul et entièrement l'administration de la société ». Contacté fin mars par La Lettre M, Christian Père, l'un des deux associés et cofondateurs avec Franck Martin, confie : « Il faut que l’entreprise survive à tout cela et redresse la barre. »
Lauréat de deux appels à projets nationaux
Gambi-M fait partie des onze lauréats français de l’appel à projets France 2030 portant sur « les technologies innovantes des univers virtuels immersifs », dévoilé le 22 janvier 2026 par la ministre déléguée à l’intelligence artificielle et au numérique. L’aide associée à l'appel à projets (jusqu’à 1,246 M€) – pas encore totalement versée – devait accélérer le développement de la suite d’applicatifs 3D dédiée aux répliques virtuelles, en particulier pour le nucléaire, l’industrie lourde et les infrastructures sensibles. Selon un post LinkedIn de Gambi-M, « ce sont huit ETP sur deux ans pour finaliser le projet IRIS ». In-Replica, la solution de réplique virtuelle développée par Gambi-M, se pose en alternative au jumeau numérique et la société travaille principalement pour l’industrie nucléaire. Elle avait été fin 2021 lauréate d’un autre appel à projets, celui pour l’industrie nucléaire du plan France Relance. La PME a publié un chiffre d'affaires de 1,45 M€ en 2024 avec 29 salariés, après 1,42 M€ et un effectif de 19 salariés en 2023. Mandataire judiciaire : Étude Balincourt (Nîmes).











