Norimat investit 10 M€ dans une unité de production
La société toulousaine Norimat, qui déploie une technologie d’impression 3D innovante, injecte 10 M€ dans une unité de production basée dans le nord de la Ville rose. Un outil industriel qui bénéficie du soutien de l’État dans le cadre de l’appel à projets « Première usine ». « Notre investissement, qui s’étale sur quatre à cinq ans, comprend l’aménagement d’un bâtiment de 1 200 m2, l’achat et le déploiement de lignes de production, mais aussi des recrutements », précise à La Lettre M Romain Epherre, président de l’entreprise de vingt salariés. Dans cinq ans, Norimat pourrait « compter 50 salariés et enregistrer 15 M€ de chiffre d’affaires », ambitionne le dirigeant.
Pour accompagner sa croissance, la société – qui a été profitable pour la première fois l’an dernier et a déjà levé 2,5 M€ en 2019 – prépare actuellement un nouveau tour de table, au montant non communiqué.
Une technologie innovante
Fondée en 2016, cette spin-off du laboratoire toulousain Cirimat (Centre interuniversitaire de recherche et d'ingénierie des matériaux) développe une solution innovante basée sur la technologie Fast SPS (Spark Plasma Sintering) permettant de produire des pièces de haute performance. « Cette technologie a plusieurs avantages, estime Romain Epherre. Tout d’abord, la rapidité, puisqu’elle permet de réaliser une pièce en moins de deux heures, contre plus de 30 heures avec d’autres solutions. Par ailleurs, le fait d’utiliser des poudres permet de ne générer que 1 % de perte de matière. Enfin, cette technologie ne génère pas de CO2 et consomme jusqu’à deux fois moins d’électricité. » La société haut-garonnaise cible en priorité le marché du luxe (horlogerie, joaillerie), de l’aéronautique, du spatial et de la défense.
Jusque-là hébergée dans les locaux du CEA Tech, à Labège, avec qui elle continue de développer un fort partenariat R&D, Norimat s’est installée cet été dans ses nouveaux locaux dans le quartier Sesquières. « Jusqu’en 2023, nous étions en phase de développement de nos procédés, précise le dirigeant. Désormais, nous entrons dans une phase industrielle. »











