Une étude pour fluidifier le trafic dans l'aire toulousaine à l'horizon 2040
Initiée en 2017, la première phase des études prospectives multimodales de l’aire d’attraction de Toulouse, portée par L’État, la Région Occitanie, le Département de Haute-Garonne, Toulouse Métropole et Tisséo, est publiée ce 25 janvier. Objectif : analyser l’existant et proposer des aménagements pour fluidifier les déplacements aux horizons 2030 et 2040. La voiture est à ce jour utilisée pour 65 % des trajets de 1 à 3 km. Avec « plus de 500 000 déplacements quotidiens supplémentaires attendus d’ici 10 ans », la congestion routière va s’aggraver. Heureusement, il y a « un fort potentiel de report vers les transports collectifs et les modes actifs », indique l’étude qui retient une douzaine de projets de mobilités complémentaires.
Limiter l'augmentation des gaz à effet de serre
Si les projets préconisés par le rapport aboutissent, « et notamment celui de l’étoile ferroviaire en articulation avec l’ensemble des projets déjà engagés dans le cadre du PDU (3e ligne de métro et prolongement de la ligne B) », la fréquentation des modes alternatifs à la voiture devrait largement augmenter, estiment les auteurs : + 70 % en 2030 et même + 110 % à l’horizon 2040.
Sans aménagement, les distances parcourues en voiture particulière augmenteront de 21 % en 2030, alerte le rapport, contre 12 % seulement avec les recommandations du projet Études multimodales. Les chiffres sont plus alarmants encore concernant les temps de parcours : sans projet d’aménagement, ils seront en hausse de 60 % en 2030, contre 24 % avec le projet Études multimodales. Enfin, les aménagements permettront de limiter l’augmentation des gaz à effet de serre à 9 % en 2030, contre 21 % dans le scénario sans nouveau projet.
Les projets retenus
- La définition d’un schéma directeur « vélo » qui vise à développer la part modale du vélo à 5 % en 2030 et 10 % en 2040.
- L’accès facilité vers les gares régionales de Colomiers et L’Isle-Jourdain pour alléger la charge des réseaux routiers à l’ouest de Toulouse.
- Le développement du covoiturage pour les déplacements domicile-travail, avec la réalisation d’aménagements adaptés.
- L’approfondissement de la faisabilité technique de voies réservées aux transports collectifs sur les voies rapides.
- L’adaptation des vitesses autorisées sur les voies rapides : abaissement de la limitation de vitesse à 90 km/h entre Colomiers et La Salvetat Saint-Gilles sur la RN 124.
- L’aménagement ponctuels de capacité sur les voies structurantes de l’agglomération toulousaine : aménager en 2x3 voies les tronçons encore sur 2x2 voies.
- Le franchissement nord de la Garonne et la création d’un nouvel accès au nord de la zone aéroportuaire.
- Des études techniques pour une liaison multimodales à l’ouest afin de mettre fin aux congestions de la zone Blagnac/Colomiers/Saint-Martin du Touch.
- Le renforcement de l’étoile ferroviaire de l’aire d’attraction de Toulouse afin d’assurer une offre de type RER.
- L’enjeu de desserte des transports collectifs dans les secteurs périurbains non desservis par l’étoile ferroviaire.
- La poursuite de l’aménagement de l’axe Capens-Nailloux, entre l’A61 et l’A64.










