La biotech Cilcare prépare une levée de plusieurs dizaines de millions d’euros
La biotech héraultaise Cilcare s’apprête à lever 5 M€ au premier trimestre 2023 en amorçage d’une opération de plusieurs dizaines de millions d’euros prévue pour la fin de l’année prochaine. « Sofilaro (Crédit Agricole, NDLR), Galia Gestion et Sud Croissance PME participent à ces deux opérations », glisse à La Lettre M Célia Belline, cofondatrice de l’entreprise spécialisée dans le traitement des troubles auditifs. La dirigeante cherche « un ou deux fonds supplémentaires pour ce tour de table » et pourrait recourir à « des investisseurs américains ». La biotech de 25 salariés veut investir dans des essais cliniques portant sur le diabète de type 2, la perte de mémoire, et dans un traitement lié aux troubles de l’audition cachée.
La société, qui emploie une vingtaine de personnes à Montpellier et six personnes à Boston dans le cadre d’une joint venture avec l’entreprise locale CBSET, désire « conserver un pied sur le marché français et un autre aux États-Unis ».
Plusieurs essais cliniques
La biotech va lancer plusieurs essais cliniques de phase observationnelle (phase 0) sur des patients atteints de pathologies neurodégénératives ou inflammatoires durant les six premiers mois de l’année prochaine. L’entreprise va ainsi produire une analyse de données multifactorielle de mesure d’audition. L'objectif est de valoriser l'entreprise par de nouvelles activités avant la série A. « Nous avons besoin de caractériser la meilleure population de patients et de déterminer leur signature auditive pour administrer notre traitement », explique la scientifique. Le premier essai se tiendra au premier trimestre et portera sur le diabète de type 2. Celui-ci sera effectué « avec un centre français de diabétologie pour identifier la signature auditive de plus de 300 patients ». Un second essai est prévu dans le courant du premier semestre 2023 avec des centres mémoire dans l’optique de réduire le facteur de risque pour la progression de la maladie d’Alzheimer. « La perte d’audition est le troisième facteur de risque de l’évolution de la perte de mémoire sur cette pathologie », poursuit Célia Belline.
Prévue en fin d’année 2023, la série A vise à préparer la demande de mise sur le marché d’un candidat médicament contre la synaptopathie, à savoir « les pertes d’audition cachée. Il s’agit de la faculté à entendre dans le bruit », précise la dirigeante, qui indique que le traitement se trouve actuellement en phase d’efficacité (phase 2A). Les résultats sont attendus à horizon 2025.










