Innopsys : un scanner de fluorescence pour le monde médical
La société Innopsys, qui a développé des scanners de biopuces destinés au monde médical, lance en septembre un nouvel outil : un scanner de fluorescence capable de lire les tissus et cellules. « Il permettra de travailler sur de nombreux types de maladies », explique à La Lettre M Laurence Bouet, DG déléguée de l’entreprise de 30 salariés installée à Carbonne (31). En commercialisant ce nouvel instrument, la société espère voir son chiffre d'affaires (3,3 M€ en 2021) atteindre 5 M€ « sous deux à trois ans ». Grâce au PGE auquel elle a souscrit pendant la crise sanitaire, l’entreprise a fait du stock de composants. « Cela nous a permis de contourner jusqu’à présent les problèmes de pénurie », indique Laurence Bouet.
Côut des transports
L’entreprise s’attend toutefois à subir la hausse des coûts des matières premières dans les prochaines semaines et s’organise déjà pour subir le moins possible les délais de livraisons. « Chacun de nos scanners fonctionne avec un PC. Avant, le délai de livraison était de deux semaines, il est désormais de deux mois. Nous devons donc anticiper et faire du stock », explique la cofondatrice de l’entreprise qui se revendique leader mondial sur le marché des scanners de biopuces.
Innopsys est également touchée par la hausse du prix des transports. « Il y a encore quelques mois, l’envoi d’un scanner vers les États-Unis coûtait environ 900 €, aujourd’hui on est passé à plus de 1 500€ », commente la dirigeante. Une vraie problématique pour l’entreprise qui réalise 95 % de son activité à l’export. Ses marchés prioritaires ? Les États-Unis et le Canada, l’Europe et l’Asie. Innopsys, qui dispose d’une filiale à Chicago, vient de recruter un commercial en Chine et un en Allemagne afin d'accélérer son développement sur ces deux marchés.










