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Haute-Garonne
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Industrie
| 1/02/2022

ThirtyOne : les raisons de la liquidation

Fauchée en pleine croissance. C'est ainsi que Christophe Baeza présente la trajectoire de sa société ThirtyOne, qui concevait et fabriquait des vélos innovants, dont certains à assistance électrique. L'entreprise haut-garonnaise fondée en 2013, qui comptait cinq salariés mi-2021, a été liquidée en octobre dernier, laissant derrière elle un passif estimé à 1 M€. Une somme qui, insiste Christophe Baeza auprès de La Lettre M, correspond au « montant de la levée de fonds et non pas à un manque de trésorerie ». Car la société a levé des fonds de façon intensive au cours des dernières années auprès d'investisseurs particuliers. Son objectif : financer des recrutements, mais aussi les investissements matériels nécessaires à la montée en cadence de sa production. « L'an dernier, nous avons fabriqué 500 vélos ; cette année, ce sera entre 1 000 et 2 000 », nous expliquait en mai dernier le dirigeant.

Le choix du dépôt de bilan « obligatoire »
Quelques mois plus tard, l'entreprise était placée en redressement judiciaire avant d'être finalement liquidée. Pour Christophe Baeza, « la liquidation est due à un gel des comptes qui a empêché ThirtyOne de poursuivre son développement. Sans pouvoir disposer de sa trésorerie, le choix d'accepter le dépôt de bilan était obligatoire ». ThirtyOne, assure-t-il, avait pourtant à fois « un CA en forte hausse, un carnet de commandes fourni et une trésorerie importante pour ses projets de développements futurs ». Et de préciser qu'au moment de sa liquidation, ThirtyOne disposait d'un peu plus de 1 M€ d’actifs. La société est désormais en quête d’un repreneur.

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