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Aude / Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 12/11/2021

La Fnaim Languedoc-Roussillon alerte sur un marché de plus en plus tendu

L’année 2021 s’achève sur « un bon niveau d’activité et une dynamique immobilière sur tous les segments reflétant l’effet du Covid sur les attentes du marché : quête de plus grandes surfaces et des espaces extérieurs », résume Bertrand Malquier, président de la Fnaim Languedoc-Roussillon à l'issue de l'assemblée générale du syndicat des agents immobiliers qui s'est tenue à Narbonne, le 9 novembre. « Nous vivons actuellement une période de rareté des biens et des prix en hausse », indique de son côté Thomas Bree, président de la Fnaim de l’Hérault. La métropole de Montpellier et les marchés de report comme Nîmes voient arriver depuis 2020, une nouvelle clientèle fuyant notamment la région parisienne pour venir télétravailler dans le sud.

Attrait du TGV
« Ces acheteurs ont un fort pouvoir d’achat et ne négocient pas, considérant que les prix du marché ne sont pas élevés, note Thomas Bree. C’est aussi le cas dans le Gard. « 70 % des acquéreurs sur les biens d’une valeur supérieure à 500 000 € sont extérieurs à la région », indique Sarah Galibert-Martin, présidente de la Fnaim Gard. Cette tendance se vérifie moins ailleurs. « Ce type de clientèle n’est pas significative dans les Pyrénées-Orientales car nous ne bénéficions pas encore de l’attrait du TGV », complète Frédéric Malquier, président de la Fnaim des Pyrénées-Orientales. Toutefois, nous avons atteint 13 000 ventes en une année pour la première fois (mai 2020 vs mai 2021, NDLR) et une hausse de 19,7 % des transactions dont près d’un quart à Perpignan. »

Des tensions attendues pour 2022
« Nous enregistrons actuellement une hausse significative des prix et entre 30 et 40 % de biens en moins à la vente dans l’Aude. Résultat : nous craignons d’avoir moins de mandats en 2022 », interpelle Bertrand Malquier pour la Fnaim Aude. Ce recul des biens mis à la vente s’explique aussi parce que « les vendeurs redoutent de ne pas retrouver autre chose, et commencent à retarder leur projet de mise en vente de bien », selon Sarah Galibert-Martin (Gard). La solution : desserrer le marché. Pour que le parcours résidentiel ne soit pas interrompu, « il faut qu’à nouveau des permis de construire soient délivrés à Montpellier », complète Thomas Bree.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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