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Haute-Garonne
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Finances
| 21/10/2020

Ces start-up qui lèvent des fonds pendant la crise

Exotrail, expert de la propulsion de petits satellites : 11 M€ ; Limatech, fabricant de batteries au lithium pour l’aéronautique : 2,2 M€ ; BotDesign, éditeur de solutions pour coordonner suivi hospitalier et retour au domicile des patients : 1 M€ ; Swallis Medical, spécialisée dans les technologies médicales liées aux troubles de la déglutition : 1 M€. En à peine un mois, plus de 15 M€ ont été levés par des start-up de Haute-Garonne. Sans compter les tours de table sur le point d’être bouclés. « Une lettre d’intention a été signée avec trois investisseurs et nous sommes actuellement en pleine période de due diligence », confie à La Lettre M Pierre Monsan, directeur général de Cell-Easy. Montant de cette opération « bien engagée mais pas encore bouclée » (le closing est attendu début novembre) : 7 M€ minimum, soit 1 M€ de plus qu’espéré par la biotech toulousaine spécialisée dans la thérapie cellulaire. « La preuve que certains ont de l’argent à placer ! », glisse Pierre Monsan.

La crise sanitaire n’a-t-elle donc eu aucun impact sur les levées de fonds ? « Le confinement a quelque peu ralenti les échanges avec les dirigeants mais, depuis juin, l’activité a retrouvé son rythme normal », assure Bruno de Cambiaire, président d’IXO Private Equity (60 entreprises en portefeuille, siège à Toulouse). La société de gestion table ainsi sur 10 à 12 nouvelles opérations d’investissement en fonds propres en 2020, et autant de sorties du capital. Même discours chez M Capital : « Excepté pendant la période du confinement, nous recevons toujours beaucoup de dossiers. La dynamique est là, en particulier dans le venture capital (capital-risque, NDLR) », témoigne David Aversenq, directeur général associé de la société d’investissement toulousaine (23,4 M€ investis en 2019). En termes de private equity, M Capital a notamment financé une douzaine d’entreprises cette année, dont cinq au travers du fonds d’amorçage régional Foster. À noter toutefois que les stratégies des investisseurs sont sans doute vouées à évoluer : « Nous allons être particulièrement attentifs à l’accompagnement, en priorité, des entreprises évoluant dans des secteurs forts tels que la santé, les énergies renouvelables, la transition énergétique, la digitalisation, l’agroalimentaire, le recyclage, le bien-être et le bien-vieillir », confirme Bertrand Religieux, membre du directoire d'Irdi Soridec Gestion.

Si de nombreuses start-up ont indéniablement souffert de la crise de la Covid-19, la mécanique des levées de fonds ne semble donc pas avoir été grippée. Pour le vérifier, la French Tech Toulouse (250 adhérents) a réalisé, en partenariat avec EY, un baromètre dédié au capital-risque dans les territoires. « Les entreprises dont l'accompagnement financier avait déjà été validé avant le début de la crise sanitaire ont pu conclure leurs opérations sans véritable difficulté. En revanche, lorsqu'il ne s'agissait que de simples discussions avec de potentiels partenaires, cela s'est parfois arrêté net. Mais les tendances seront différentes en fonction des secteurs d'activités, des montants des levées et de la typologie des fonds, régionaux ou nationaux », commente sa présidente Sandrine Jullien-Rouquié à quelques jours de la publication de ce baromètre.

Aline Gandy, avec Alexandre Léoty
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