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Aéronautique et spatial
| 11/06/2026

En croissance, Figeac Aero investit pour préparer une cession à horizon 2028

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Des « discussions engagées » en vue d’une cession en 2028

Dans un entretien exclusif accordé à La Lettre M, Simon Derbanne, directeur des relations investisseurs & institutionnelles, et directeur de la communication de Figeac Aero, commente les résultats de l’exercice passé et esquisse les scénarios de l’après 2028.

Quels sont les ressorts de la croissance du groupe ?
Notre croissance est portée par l’ensemble des programmes aéronautiques clés, que ce soit dans le civil ou dans le militaire. Notons également que si nous excluons l’impact du dollar, côté Ebitda, la croissance de notre rentabilité est encore plus rapide que celle de notre chiffre d’affaires. Nous voyons en particulier une nette amélioration du positionnement de nos filiales en Amérique du Nord, en particulier au Mexique. Nous vivons dans cette zone un momentum fort et positif.

À deux ans d’une potentielle cession du groupe, vous musclez vos investissements. Pour quelle raison ?
Nous avons en effet fait le choix d’engager une enveloppe comprise entre 20 et 30 M€, avec 2 M€ déjà investis au cours du dernier exercice, puis environ 10 M€ cette année et entre 10 et 15 M€ en 2027-2028. À deux ans de l’issue de notre plan stratégique Pilot 28, nous préparons l’après, et en particulier - puisqu’il l’a lui-même annoncé - l’après Jean-Claude Maillard. Bien souvent, lorsqu’une société envisage une cession, elle a tendance à ne pas trop investir ; comme on dit, on « habille la mariée ». Mais les acquéreurs industriels savent bien qu’ils devront, eux, réaliser les investissements nécessaires, ce qui grève forcément le prix de vente. Notre objectif est de maximiser la création de valeur, y compris aux yeux d’un éventuel acquéreur.

Où en est le processus de cession ?
Il se poursuit. Jean-Claude Maillard a annoncé son souhait de se désengager mi-2028. Cela signifie que nous aurons annoncé le nom d’un acquéreur avant la publication de nos résultats 2027-2028. C’est un processus qui, nous le savons, peut prendre jusqu’à 18 mois. Par conséquent, nous avons d’ores et déjà engagé des discussions avec des banques d’affaires.

La piste du groupe indien Mahindra, qui avait un temps été intéressé par une reprise, est-elle définitivement écartée ?
Mon avis personnel, sur cette question, est le suivant : plusieurs groupes indiens du secteur aéronautique ont récemment réalisé des acquisitions en France ; leur intérêt pour le rachat d’actifs est très clair. En ce qui concerne Mahindra, j’estime qu’il pourrait être intéressé, car ce serait l’opportunité pour lui de prendre pied sur le marché. Je ne serais donc pas surpris qu’il puisse à nouveau entrer dans la danse. Mais il y a évidemment d’autres pistes possibles émanant d’acteurs indiens, mais aussi européens et américains.