Medesis Pharma

Un an après la fin de sa société Medesis Pharma basée à Baillargues, le docteur Jean-Claude Maurel évoque pour La lettre M les raisons de cet échec et les enseignements tirés de sa liquidation après 22 ans de R&D. La biotech développait une plateforme de vectorisation d’ions métalliques et de principes actifs hydrosolubles dédiée au traitement du diabète, de maladies neurodégénératives ou du Covid. « Dès l’origine, Medesis a fait le choix de valoriser une plateforme pouvant adresser plusieurs pathologies. Cette stratégie s'est révélée peu compatible avec les attentes des fonds de capital‑risque, focalisés sur les biotechs ne développant qu'un seul candidat médicament », résume-t-il. Longtemps financée par près de 230 actionnaires individuels, la société, cotée en bourse, aura levé au total près de 38 M€, mais sans investisseur capable d’apporter des montants significatifs lui permettant de franchir certains caps plus rapidement.
Contentieux avec Bpifrance
L’échec d’un projet de fusion avec Cerenis Pharma (Toulouse), devenue depuis Abionyx Pharma, début 2020 puis un contentieux juridique avec Bpifrance, ayant conduit à l’exigibilité accélérée d’une dette proche de 2 M€, ont précipité la chute de l'entreprise. Malgré l’amertume, également liée au fait que Jean‑Claude Maurel n'a pas de nouvelles du liquidateur quant à l'éventuelle reprise des brevets et études, l'ancien dirigeant souligne que ses anciens actionnaires ne lui ont jamais reproché l’issue de cette aventure. Son programme le plus avancé, dans la maladie d’Alzheimer, a été interrompu en phase 2.
