Partenariats public-privé : un levier encore fragile pour la croissance par l’innovation

Laurie Correia

Lors du deuxième débat des Assises de l’innovation en Occitanie, consacré à la croissance par l’innovation, plusieurs dirigeants soulignent les difficultés des partenariats public-privé (PPP). Si ces collaborations sont souvent présentées comme des leviers pour transformer l’innovation en croissance, leur mise en œuvre reste complexe. Sébastien Delattaignant, directeur général de Caelis (31), évoque des tentatives de PPP freinées par des coûts très élevés, difficilement compatibles avec les contraintes des PME. De son côté, Romain Epherre, président de Norimat (31), pointe un décalage structurel entre les mondes public et privé, avec des « temporalités et enjeux différents ». Un constat partagé par Bruno Bouteille, dirigeant de Sirea (81), qui souligne l’écart entre une recherche académique souvent orientée vers l’innovation de rupture et les besoins des PME, davantage inscrits dans une logique de continuité industrielle, tout en regrettant le manque d’engagement sur la durée. Côté institutions, Marianne Peyrot (Drari) rappelle que « des outils et structures existent » pour rapprocher recherche et industrie, à condition de « ne pas rester isolé ». Pierre Benaïm (Ad’Occ) souligne également le rôle de l’accompagnement et de la mise en relation avec les partenaires de la recherche. Enfin, Caroline Lapelerie, dirigeante de Floodframe (31), appelle à la vigilance : « Les PPP ne doivent pas conduire à refaire avec des fonds publics ce qui a déjà été développé dans le privé. »

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