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| | 29/01/2007

Georges Frêche juge son exclusion « exagérée » et « insignifiante »

« Tout ce qui est exagéré est insignifiant. » C’est par une citation de Talleyrand que Georges Frêche a commenté samedi à Montpellier son exclusion du Parti Socialiste.Il avait pris soin de préciser auparavant : « Je continue à exercer mes mandats (présidence de la Région Languedoc-Roussillon et présidence de Montpellier Agglomération, NDLR, j’appelle mes amis à garder leur carte du Parti Socialiste et à voter Ségolène Royal. »Il s’est ensuite engouffré dans le bâtiment de la Préfecture de Région, où Jean-Claude Gayssot, vice-président PC du Conseil Régional, a reçu les insignes de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.Dès son retour de Paris, où il a été entendu par la commission nationale des conflits, Robert Navarro, 1er secrétaire de la Fédération socialiste de l’Hérault (7 500 adhérents), a tenu un point presse à l’Hôtel de Région.Il a déclaré : « Je prends acte de la décision », tout en jugeant la sanction « injuste et disproportionnée (…) J’appliquerai la décision. Georges Frêche sera identifié divers gauche. ».Il a précisé que « l’exclusion définitive n’est pas prévue dans les statuts du parti (c’est pourtant bien d’une exclusion définitive qu’il s’agit dans le communiqué du PS, ndlr). Même s’il trop tôt pour en parler, Georges Frêche pourra demander sa réintégration lors du prochain congrès. »Robert Navarro a tenu à soutenir Georges Frêche : « Il est tout sauf raciste. Georges Frêche est toujours des nôtres. Il reste socialiste dans nos cœurs. »Replaçant le débat dans la perspective de l’élection présidentielle, il a averti : « Il ne faut pas que cela devienne un feuilleton qui nuirait à notre candidate. Le dossier est soldé. Le PS doit être en phase de reconquête électorale en abordant les problèmes de niveau de vie, d’emploi, de précarité et de logements. »Le 14 novembre, le président de la région Languedoc-Roussillon et de Montpellier Agglomération avait critiqué le trop forte proportion de joueurs noirs dans l’équipe de France de football. « On se serait passés de cette digression », a concédé Robert Navarro.Damien Alary, président du Conseil général du Gard, s’est déclaré « attristé » par cette décision « dure ». « Je sais qu’il n’est pas raciste. Il a du tempérament, c’est un homme de cœur, généreux, qui combat depuis 30 ans dans les rangs du Parti Socialiste », a-t-il ajouté devant la Préfecture de Région, où il s’était lui aussi rendu.Il a constaté : « Une fois encore, il y a un décalage entre Paris et ici. Mais nous y sommes habitués… »H.V.

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