Alet-les-Bains/Usine – Vers l’annulation du permis de construire de l’usine d’embouteillage
Le commissaire du gouvernement du tribunal administratif de Montpellier a demandé, jeudi 29 janvier, l’annulation du permis de construire la nouvelle usine d’embouteillage d’Alet-les-Bains. La raison invoquée est la co-visibilité du bâtiment en projet avec l’Abbaye d’Alet-les-Bains. La décision du tribunal sera rendue le 20 février.Le projet, encore une fois attaqué par l’association « Avenir d’Alet », semblait en bonne voie. Le porteur du projet, Olivier Sadran, avait obtenu l’avis favorable de l’Architecte des Bâtiments de France et du ministère de la Culture, ainsi que la délivrance du permis de construire par la mairie. La préfecture et le conseil général de l’Aude ont immédiatement réagiLe président du conseil général de l’Aude, Marcel Rainaud, a adressé un courrier au préfet de l’Aude, Bernard Lemaire, dans laquelle il déclare « apprendre avec inquiétude l’avis négatif donné par le commissaire du gouvernement sur la demande de permis de construire de l’usine des Eaux d’Alet. (…) Nous nous tournons vers vous pour envisager quel type d’action il y a lieu d’entreprendre pour éviter que n’intervienne l’irrémédiable suite au découragement de l’industriel. (…) Nous ne pouvons en effet admettre (…) que, pour un motif futile, une soit disant co-visibilité du bâtiment en projet avec l’Abbaye, (…) ce soit l’emploi et toute notre économie locale qui se trouvent pénalisés ».De son côté, le préfet Lemaire, a exprimé, par voie de communiqué de presse, le soutien de l’Etat au projet. « Ce soutien a été concrétisé sur le plan financier par la mobilisation de crédits européens (356 427 € du Feder) et Etat (106 000 € du FNADT) pour la réalisation de la nouvelle plate-forme de forage ».Le préfet rappelle dans son communiqué que « si une décision d’annulation du permis de construire délivré par le maire de la commune d’Alet-les-Bains sur recours de l’Association Avenir d’Alet devait être prise par la juridiction administrative formée de magistrats indépendants, ce jugement sera toutefois susceptible d’appel ».V.C.










