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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 1/10/2010

Frêche ne croit pas que la gauche reviendra sur la réforme des collectivités en cas de victoire en 2012

« La gauche peut gagner en 2012, on verra le moment venu, a déclaré Georges Frêche, président de la Région L.-R. (DVG), vendredi 1er octobre, lors d’une convention régionale réunissant un millier d'élus au parc des expositions de Montpellier. Mais si elle gagne, rien ne prouve qu’elle reviendra sur la loi de fusion des Départements et des Régions. Il faut s’attaquer à l’avenir les yeux ouverts. » Pour lui, « avoir 3 000 conseillers territoriaux au lieu de 6 000 conseillers généraux et régionaux aujourd’hui, c’est une économie dérisoire par rapport aux problèmes du pays. On privilégie la forme sur le fond. »
Côté local, il se veut optimiste quant aux chances de réalisation de son projet de grande agglomération autour de Montpellier, pour l’instant embourbé : « Il y a dix ans, je voulais faire la grande agglo à la hussarde. Je me suis cassé les dents. J’ai arrêté les frais, calmé le jeu et laissé du temps au temps. Aujourd’hui, les choses évoluent. Quand les gens ne sont plus sollicités, qu’on leur dit ‘je ne veux pas me mettre avec vous, j’en ai rien à foutre (sic)’, vous commencez à les intéresser et ils viennent vous voir gentiment… »

Décrochage


Après la présentation des résultats d’un sondage TNS Sofres, indiquant que 38 % des sondés voyaient les communautés d’agglomération jouer un rôle de plus en plus important dans les prochaines années*, Georges Frêche a déclaré : « Les gens ont intégré la nécessité de se regrouper pour agir ensemble, ce qui prouve que les Français sont beaucoup plus intelligents que ce qu’on croit. Et si certains ne vont pas voter, c’est parce qu’ils sont écoeurés, et non parce qu’ils sont inciviques. Ce n’est qui pas du tout la même chose. La démocratie ne vivra que si nous sommes proches du peuple. » L’ancien maire de Montpellier s’est dit inquiet de la défiance chronique des Français à l’égard de leurs dirigeants nationaux : « Il va bien falloir un jour que les Français retrouvent confiance dans leurs députés, leurs sénateurs, le gouvernement. C’est dramatique, ce décrochage de l’opinion publique. On est tellement habitués à la démocratie, en France, qu’on finit par s’en moquer. »

* 33 % pour le conseil régional, 14 % pour les conseils généraux et 11 % pour les communes.

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