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Fermeture du site nîmois de l’EMA : décision renvoyée au 3 avril 2014

Réunie en conseil d’administration le 31 octobre, l’Ecole des mines d’Alès (EMA) a choisi de reporter au prochain CA, le 3 avril prochain, la décision définitive de rapatrier ou non son site nîmois sur le campus alésien. Les 50 employés et la vingtaine d’enseignants-chercheurs vont donc devoir encore patienter avant de savoir si oui ou non ils quitteront le Parc Georges Besse pour intégrer deux nouveaux bâtiments d’une surface totale de 5 500m2, que l’EMA prévoit de construire à l’horizon 2017 sur son site de Croupillac, dans le cas où la décision serait prise. L’investissement est estimé à 18 M€, « en deux tranches », a précisé Bruno Goubet, directeur, à l’issue du CA. Les appels d’offre pour la maîtrise d’œuvre sont lancés dès aujourd’hui.
Disparition de la subvention de la CCI ?
Ce projet de rationalisation est l’un des quatre axes stratégiques adoptés par le CA de l’EMA pour la période 2014-2017. Il vise, d’après le directeur Bruno Goubet, à maintenir l’équilibre budgétaire de l’école dans une période de contrôle des finances. La décision initiale vient de la disparition annoncée de la subvention de la CCI de Nîmes : d’1,5M€ en 2010, elle passe à 600 K€ l’année prochaine et devait disparaître en 2015. Lors du CA, la CCI s’est toutefois dite prête à faire un effort, et « à contractualiser à hauteur de 750 K€ par an » aux côtés de l’agglo de Nîmes. « Nous avons besoin d’1 M€ pour rester », tranche Bruno Goubet, reconnaissant que la CCI de Nîmes se bat, mais qu'elle est, elle aussi, contrainte par des données budgétaires. Pour les syndicats, l’argument ne tient pas : selon Vincent Derozier, représentant des enseignants au CA, le site de Nîmes ne coûterait que 300 K€ en terme de fonctionnement, et le transfert menace sérieusement le activités de recherche du laboratoire d’informatique installé à Nîmes. « Nous avons des enseignements de qualité et des chercheurs reconnus. Si l’on part à Alès, ces personnes ne vont pas suivre. C’est une catastrophe pour la qualité des enseignements et de la recherche ». À en croire la direction, la rationalisation permet de nettes économies : « On ne licencie personne. On a des départs à la retraite. Je vais devoir ne pas remplacer certains postes. Parce que je rationalise, je peux le faire. » Onze postes seraient concernés sur les 50 que compte l’antenne nîmoise. Toujours dans l'optique d'un départ de Nîmes.
Légende : Bruno Goubet, directeur et Catherine Lagneau, directrice adjointe dans les locaux de l'EMA, jeudi 31 octobre, à l'issue du conseil d'administration de l'école.
Photo C. D.










