Economies, métropole et style : l'ère Saurel a 100 jours
Mesures d’économies, future métropole et méthode : jeudi soir, 100 jours après son élection à la tête de la Ville de Montpellier, Philippe Saurel (DVG) est revenu longuement, dans un discours de plus d’une heure, sur les actions déjà engagées et à venir, en présence des élus de sa liste, dans le hall de l’Hôtel de Ville.
Philippe Saurel a récapitulé la liste des actions déjà entreprises : tramway à un euro, report de l’application de la réforme des rythmes scolaires, mariages relocalisés à Grammont, explosion de la tour H du Petit Bard, 0 % d’augmentation des impôts à la Ville et à l’Agglomération, sauvegarde du stade du Père Prévost (quartier des Beaux Arts), moratoire sur la ligne 5, lancement des travaux de finalisation de la ligne 4, arrêts de la marque Unlimited, des travaux de rénovation du stade de la Mosson, du musée de la France et de l’Algérie... la plus grande mesure, « une nécessité, et une demande forte des citoyens », est d’après lui le passage en régie publique de l’eau. « Veolia a voulu nous tordre, mais on ne s’est pas laissé faire avec René (Revol, vice-président délégué à l’eau, NDLR) ».
Sur ses tablettes pour les prochains mois : l’extension de la ligne 1 pour desservir la future gare Montpellier Sud de France, et le passage en métropole, débattu dès ce jeudi 17 juillet en séance communautaire. « Nous sommes dans l’obligation de passer en métropole si nous ne voulons pas perdre la course entre territoires. Le passage en métropole n’est pas qu’un acte d’aménagement du territoire. Nous souhaitons lui donner plus de profondeur. Un grand conseil de développement le portera. La métropole portera sur la santé (chimie, physique, prévention, bien-vivre, environnement, eau, médecine) et le numérique. Nous répondrons ainsi aux besoins des 90 % des PME innovantes du territoire. Il s’agit de peser face à l’aéronautique de Toulouse. Montpellier peut sauver la région et c’est à cela que je vais m’appliquer jusqu’à janvier. »
Gouvernance
Philippe Saurel a décrit son mode de gouvernance, qu’il veut plus ouvert et plus transparent. « Avant, le président de l’agglo (Jean-Pierre Moure, NDLR) décidait de tout avec son cabinet et son agence de communication. À présent, chaque lundi, les 31 maires se réunissent et prennent collégialement des décisions. Je n’ai pas plus de voix que les autres. Un maire, une voix ! Comment aménager un territoire s’il n’y a pas un consensus et une confiance ? Je n’aime pas les votes uniformes. ça me rappelle trop de mauvais souvenirs. Le vote doit être issu d’une confrontation démocratique. » Il s’est défendu de toute chasse aux sorcières, après le limogeage de Jules Nyssen (DGS de la Ville) et Thierry Laget (DG de la Serm et de la Saam) : « Il n’y pas de chasse aux sorcières, mais j’ai besoin de travailler en confiance. »
L’élu DVG promet de refaire ce type de point d’étape tous les six mois lors de sa mandature.










