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Région Occitanie
| | 20/03/2026

Ça se murmure...

© Florence Philippart

Indiscrétions, punchlines, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !

Leçon de morale. « En politique, un principe est immuable : celui résumé par l’expression “Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent“ », commente sur les réseaux sociaux Jean-Marc Oluski, à quelques jours du second tour des élections municipales. Le président du Medef Hérault Montpellier évoque les accords de fusion et les ralliements entre candidats pourtant adversaires au premier tout en citant la formule consacrée : « Jamais nous ne fusionnerons avec telle ou telle liste parce que nous ne sommes pas d’accord avec leurs valeurs. »

Pour le représentant de l’organisation patronale héraultaise, « le temps de décence n’est pas respecté que l’accord est scellé ». Et de conclure : « Alors chers amis politiques, on ne va pas vous reprocher d’appliquer un principe qui date de la nuit des temps. En revanche, il ne faut surtout pas faire la morale aux chefs d’entreprise. »

Accélérer la stratégie du transport. « Dans un contexte géopolitique sensible où le pétrole oscille autour de 100 $ le baril, la question du transport n’est seulement logistique : elle devient stratégique », estime Antonin Brunier, président d’Open Modal, en signant l’édito de la lettre d’information de mars du Groupement national du transport combiné (GNTC). Vice-président de la commission ferroviaire du GNTC, le dirigeant du groupe basé à Saint-Jean-de-Védas (34) considère que « nos entreprises sont prêtes à investir, à innover, à adapter leurs offres. Ce qu’il nous faut désormais, c’est transformer cette nouvelle pression énergétique en accélérateur de décisions », comme moderniser et créer des terminaux de transport combiné ; sécuriser les aides ; développer les sillons. « Dans un environnement où l’énergie chère devient la norme, il ne s’agit plus d’opposer les modes, mais de les articuler intelligemment », conclut-il. Créé en 2013, son groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 144 M€ en 2025 et emploie 380 salariés.

Municipales à Toulouse : les syndicats de l’aéronautique s’en mêlent. Après les prises de position du Medef 31 et de la CPME 31, qui craignent que l’élection du candidat LFI François Piquemal au Capitole fasse fuir les grands acteurs aéronautiques et spatiaux du territoire, les syndicats de salariés rentrent dans le débat, avec des avis contrastés. Du côté de la CGT Airbus Defence and Space Toulouse, on déplore que « le patronat » ait « choisi son candidat et appelle ouvertement à voter Moudenc ». Et on ajoute : « Nous laisserons les salariés toulousains choisir dimanche s’ils veulent voter pour des candidats qui défendent l’intérêt des travailleuses et travailleurs ou bien pour un candidat qui défend les patrons et les actionnaires. » En revanche, de son côté, la CFE-CGC Airbus exprime sa « vive vigilance » face aux « discours prônant une décroissance ou une bifurcation industrielle forcée ». Pour le syndicat, « une instabilité locale ou des signaux hostiles à l’activité industrielle pourraient lourdement peser sur les décisions stratégiques futures ».

La rédaction
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