À Chusclan, Orano Melox lance son campus des métiers du recyclage
Nicolas Maes, directeur général d’Orano, et Corinne Spilios, directrice des activités recyclage du groupe, inaugurent le 18 juin le « Campus des métiers du recyclage » implanté sur le site de Chusclan. Lancé en 2021, le projet a mobilisé un investissement global de 18,7 M€, financé à hauteur de 4,6 M€ par l’État dans le cadre du plan France Relance. « Ce campus vise à accélérer la formation et la montée en compétences des personnels afin d’améliorer la conduite du procédé de haute technologie mis en œuvre pour la fabrication des combustibles Mox, indique Nicolas Maes. Il regroupe dans un lieu unique, en milieu non radioactif, des outils de formation sur plus de 1 000 m2 et pourra former jusqu’à 250 personnes par an. »
400 M€ d'investissement programmés à Chusclan
L’enseignement s’adresse aux salariés et aux sous-traitants de Melox, notamment dans les métiers d'exploitation et de maintenance. « Nous sommes engagés dans un programme de pérennité et de résilience pour prolonger le fonctionnement des usines actuelles au-delà de 2040, avec des investissements considérables de près d’un milliard d’euros, répartis entre la Manche et le Gard, souligne Corinne Spillios. Nous voilà devant un appel à ressources et compétences inégalé ! »
L’usine Melox du groupe Orano, située sur le site de Marcoule, dans le Gard, fabrique des combustibles Mox pour les réacteurs des centrales nucléaires de production d’électricité de différents pays. Fabriqué à partir d’un mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium, le Mox permet de recycler le plutonium issu des combustibles usés. Avec près de 3 100 tonnes produites à fin 2023, Orano Melox est le premier producteur mondial de ce combustible. En mars dernier, La Lettre M avait annoncé un investissement global de 400 M€ d'Orano Melox dans son unité gardoise. Baptisé GoMox, ce programme a pour but d’atteindre un niveau de production de 100 tonnes en 2025, puis de 120 tonnes en vue d’alimenter 22 centrales nucléaires françaises. Objectif : pérenniser la filière française du recyclage nucléaire.











