L'offre de logements neufs bientôt en panne sèche dans l'aire toulousaine
Les mises en vente de logements neufs atteignent un niveau historiquement bas autour de la Ville rose au 1er trimestre, avertit l’ObserveR de l’immobilier toulousain le 22 mai. Une situation qui pourrait bien durer. « On se dirige vers un assèchement durable de l’offre dans l’aire urbaine de Toulouse, et ce pour plusieurs années », s’alarme Laëtitia Vidal, présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Toulouse Occitanie, aux côtés de Michaël Merz, président de Sporting Groupe, son successeur à la présidence de l’ObserveR. À Toulouse, l’ObserveR comptabilise 157 mises en vente au 1er trimestre, en baisse de 80 % par rapport au premier trimestre 2023. Sur l’aire urbaine, 526 biens sont enregistrés, en chute de 58 %.
Une chute « sidérante »
Des chiffres jugés « sidérants » alors que le dispositif de défiscalisation de la loi Pinel s’achève au 31 décembre prochain. « Et ce sera notre meilleur trimestre de l’année », annonce Mickaël Merz. « À l’approche de la fin de la loi Pinel, nous avons tous fait des efforts pour sortir des opérations au cours de ce premier trimestre, et un peu au deuxième trimestre. Même si demain, un nouveau dispositif législatif était voté, on se dirige vers - 60 à - 70 % de mises en vente en 2024. »
Autres indicateurs de cette crise majeure que traverse l’immobilier : l’offre commerciale, c’est-à-dire les stocks de logements, continue à diminuer avec des chutes respectives de 34 % (3 300) dans l’aire urbaine et 40 % (1 639) à Toulouse, avec un taux d’annulation très élevé (30 %) et sans lancement de nouvelles opérations. « Jamais ces indicateurs n’ont été aussi bas », selon les professionnels. Et cette raréfaction de l’offre a peu d'effet sur les prix ; à 4 436 € le mètre carré, ces derniers ont baissé de 4 % à Toulouse, ville qui accueille chaque année quelque 15 000 nouveaux habitants. « La baisse des prix ne peut s’enclencher que s’il y a plus d’offres. Le besoin en logement est là, ça ne peut que repartir, veut positiver le président de l’ObserveR. Mais nous aurons deux à trois années de trou… »











