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Haute-Garonne
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Numérique
| 1/06/2021

La discrète ascension de LabService

Bien qu’elle ait fêté en 2020 son 20e anniversaire, la société LabService reste très discrète dans l’écosystème numérique toulousain. Et pour cause : « 85 % de ce que nous produisons est livré hors de France et, en Occitanie, nos seuls clients sont des utilisateurs finaux, laboratoires, hôpitaux, cliniques, industries, universités », précise Virgile Geffroy, son président. Intégrateur à façon d’ordinateurs et de serveurs, en petites et moyennes séries, LabService intervient depuis ses débuts auprès d’acteurs de l’instrumentation scientifique, des sciences de la vie et du diagnostic. « Un secteur très porteur depuis un an, compte tenu de l’explosion de la demande en machines PCR (utilisées pour les tests Covid, NDLR) », explique Virgile Geoffroy, en admettant avoir fait partie humblement du « bon wagon » durant cette crise.
Présente également dans les domaines du pilotage informatique d’outils industriels et de l’édition de logiciels de bureautique avancée, l’entreprise de 22 personnes table sur un chiffre d’affaires supérieur à 12,5 M€ cette année, contre 10,5 M€ en 2020. « Nous avons fortement accéléré à partir de 2016 (environ 4 M€ de CA à l’époque, NDLR), date à laquelle nous avons décidé de racheter l’entreprise que nous avions fondée - en intégrant au tour de table le CTO et un industriel toulousain – et de diversifier ses terrains de jeu », raconte le président. Une stratégie qui a permis de garder le cap en 2020, en enregistrant « de bons résultats dans les secteurs de l’instrumentation scientifique et de l’édition de logiciels, tandis que l’industrie s’est un peu tarie ».

Surface doublée

2020 a également été marquée par l’agrandissement des locaux de l’entreprise, situés à Saint-Jean. « Nous avons investi près de 800 k€ afin de doubler notre surface, portée à 1 000 m2 environ dans un bâtiment qui va nous permettre d’absorber jusqu’à 50 % de croissance supplémentaire dans les années à venir », indique Virgile Geffroy. Un développement qui pourrait s’accélérer cette année : « Nous sommes désormais visibles auprès de grands constructeurs informatiques comme Dell, Lenovo ou HP, qui nous proposent des projets de leurs clients pour lesquels ils ont besoin de notre savoir-faire. Si les trois ou quatre dossiers qui sont en négociation se concrétisent, nous pouvons espérer entre 3 et 4 M€ de chiffre d’affaires additionnel dès cette année. » Quatre recrutements sont également en cours au sein de l’entreprise, qui réalise toute sa production en interne.

Parmi les autres projets dans les cartons de LabService : le renforcement de la succursale allemande, créée en 2007. « Elle était pilotée à partir de la France depuis la crise financière de 2008-2009, mais nous prévoyons de recruter entre deux et trois personnes fin 2021 ou début 2022 pour appuyer notre développement européen. »

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