Les agences d'urbanisme décryptent les dynamiques régionales
Dans sa dernière étude publiée le 14/6 par l'Aua/Toulouse, le réseau des agences d’urbanisme d’Occitanie (Nîmes - Alès, Perpignan et Toulouse ) s’intéresse aux dynamiques d’habitat, de mobilité et d’armature territoriale à l'échelle de la nouvelle région. L'Occitanie gagne chaque année 51.400 habitants, polarisés sur les principaux pôles urbains (Toulouse, Montpellier, Nîmes, Béziers, Perpignan et Montauban). 35 % des communes concentrent 74 % de la population et 79 % des emplois. Les nouveaux arrivants sont issus principalement de la région parisienne et de la région Paca. Toulouse et les plaines littorales constituent les territoires d’accueil privilégiés de ces nouveaux arrivants.
Les axes Toulouse-Montauban-Castelsarrasin, Toulouse-Narbonne et Nîmes-piémont Cévenol, ainsi que l’étoile urbaine toulousaine et les agglomérations de Tarbes, Rodez, Mende et Figeac, constituent des secteurs d’attraction. L’étude note une baisse de la construction dans les bassins de vie des pôles intermédiaires, des espaces ruraux et montagnards. L’offre de construction paraît adaptée au besoin démographique dans les territoires urbains et périurbains. 1.650 ha ont été artificialisés chaque année entre 2006 et 2012, soit 320 m2 par nouvel habitant. 90 % étaient de ces surfaces étaient auparavant des territoires agricoles, relève cette étude.
Concernant la mobilité, l’étude montre que Nîmes est la plus accessible en train. À Toulouse, l’ouverte sur l’extérieur passe davantage par l’aérien. L’étude préconise de développer les liens avec les régions voisines et de renforcer les coopérations avec l’Espagne et la Catalogne. Enfin, les agences d'urbanisme notent que l’empreinte des anciennes régions est marquée. Illustration : les pôles de compétitivité toulousains sont « de préférence » tournés vers la Nouvelle-Aquitaine. Et les pôles de Paca sont « très connectés à Montpellier et Nîmes ». Cette empreinte des anciennes régions « influence leur rayonnement des pôles, hormis pour les pôles Eau et Derbi ».
Les agences d’urbanisme appellent par ailleurs à identifier les axes innovants de soutien aux 192 bourgs-centres (50 périurbains, 65 intermédiaires et 77 isolés) recensés dans la région que ce soit en termes d'offre de logements, de remembrement commercial, d'identification de leur potentiel économique, de nouvelles mobilités ou de développement des énergies renouvelables.










