Wastendsea crée des vêtements à base de plastique recyclé
Vendre en ligne des sweat-shirts et t-shirts au style californien, fabriqués à base de plastique récupéré dans l’océan Atlantique : telle est l’ambition de Wastendsea, une marque tarnaise née pendant le confinement à Saint-Sulpice la Pointe. Le site de e-commerce sera lancé mi-novembre, et les cofondateurs de l’entreprise, Céline et Daniel Rodriguez, comptent vendre 2 500 pièces, dans leur gamme de 24 modèles allant de 35 à 85 €, dans les six prochains mois.
« Consultant à l’international, mon mari, qui avait déjà 20 ans d’expérience dans le design textile, a eu envie de se lancer dans une nouvelle aventure pendant le premier confinement », explique à La Lettre M Céline Rodriguez, cofondatrice de l’entreprise Wastendsea avec son mari Daniel. Le couple décide de créer une ligne de vêtement destinée à plaire, avant tout, à leurs deux adolescentes, Manon et Morine, fans de surf et sensibles à la cause écologique. « Pour séduire la nouvelle génération, nous avons donc décidé de combiner le style et la sensibilisation aux enjeux environnementaux. L’idée a émergé de fabriquer nos vêtements à base de plastique récupéré dans les océans et de coton biologique ».
Wastendsea – qui signifie « la fin des déchets dans la mer » - se rapproche alors de la société espagnole Seaqual Initiative qui récupère les déchets plastiques qui gisent au fond de l’océan Atlantique et les transforme en fibre polyester. Dans le même temps, Céline et Daniel Rodriguez cherchent une entreprise pour produire les vêtements. « Nous aurions aimé travailler avec une entreprise française, mais pendant le premier confinement, nous n’avons trouvé qu’une entreprise au Maroc, qui répondait à nos critères de traçabilité. La production est lancée avec eux, mais nous n’excluons pas, plus tard, de choisir une entreprise européenne », précise la cofondatrice de l’entreprise.
Un ancrage local
Les autres partenaires sont locaux : six jeunes mannequins tarnais ont pris la pose pour présenter la gamme de vêtements et le webmaster ayant conçu le site ainsi que le community manager (en prestation de service tous les deux) sont également des locaux. « Nous sommes allés chercher un peu plus loin notre graphiste textile, dans les Landes, car il a déjà travaillé pour de grandes marques de surf », précise Céline Rodriguez.
S’ils n’ont pas bénéficié de soutien financier (l’entreprise a été lancée sur les fonds propres des cofondateurs complétés par un emprunt au Crédit Mutuel), les cofondateurs notent un soutien « moral » des élus et institutions locales. « Nous avons rencontré la chambre de commerce du Tarn, mais aussi les élus de Saint-Sulpice la Pointe et le président du conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond », précise Céline Rodriguez. Si la marque venait à prendre de l’essor, les cofondateurs d’excluent pas de faire appel à du financement participatif pour se développer.
