Projet de fusion des caves du Razès et La Malepère
Les conseils d’administration des caves coopératives viticoles audoises La Malepère (150 adhérents, 11 M€ de CA, Arzens) et du Razès (250 adhérents, 17 M€ de CA, Routier) ont approuvé le projet de traité de fusion de leurs structures. Ce plan doit être validé par leurs adhérents en assemblée générale extraordinaire, programmées les 12 et 13 juin. Un plan stratégique à horizon 2025 accompagne cette fusion : « notre ambition est de donner un développement fort à la vente en conditionné sur les appellations Malepère et Cabardès. Aujourd’hui, le conditionné représente 6 000 hl des 350 000 hl produits par les deux caves », explique Olivier Ambry, directeur de la cave du Razès, sans donner de volume visé. Autres objectifs annoncés : « avoir 15 % de nos volumes en bio. À ce jour, la cave La Malepère ne compte qu'une quarantaine d’hectares en bio » et développer le segment des vins de France avec mention de cépage en passant de 4 à 10 % du volume total des deux caves.
En termes d’investissements, un chai autonome, d’une capacité de 20 000 hl, et dédié au traitement de petits volumes pour les besoins du conditionné et du bio, est prévu via une extension du site d’Arzens. Le montant de l’investissement est en cours d'estimation. « Idéalement, il faudrait que ce chai soit prêt pour la récolte 2019 », indique Olivier Ambry. En termes de gouvernance, Gérard Guiraud, actuel président de la cave du Razès, deviendrait président de la nouvelle entité née de la fusion et Olivier Ambry le directeur. Dans un premier temps, cette nouvelle entité s’appellera Evoc.
« Cela fait quarante ans que nos deux structures travaillent ensemble au sein de l’union Evoc (Entreprises Et Vignobles Ouest Carcassonne) qui détient 21,6 % de la holding Vinadeis et qui lui fournit chaque année 200 000 hl, poursuit Olivier Ambry. Nous souhaitons aller plus loin avec cette fusion de projets. »
