Vers un ralentissement de la croissance en 2019
Le rythme de croissance enregistré par l’économie régionale depuis 2016 devrait être plus modéré en 2019, selon les éléments recueillis auprès des chefs d’entreprise d’Occitanie par les services de la Banque de France. « Ce ralentissement attendu de l’activité ne signifie pas pour autant que nous entrons dans une phase de récession », précise Stéphane Latouche, successeur de Maxime Maury au poste de directeur régional de l’institution. De fait, les perspectives 2019 sont plutôt favorables en Occitanie malgré des disparités sectorielles. Concernant l’évolution des chiffres d’affaires, la Banque de France table sur une progression de 2,3 % dans l’industrie (+ 2,6 % en 2018), de 5 % dans les services (+ 4,8 %) et de 2,2 % dans le BTP (+ 3,9 %). Tendance identique en termes d’évolution des effectifs. « L’emploi progresserait plus fortement dans les services (+ 4,8 %) et le BTP (+ 3,2 %) que dans l’industrie (+ 1,2 %). Autre constat, les entreprises restent prudentes pour leurs prévisions de rentabilité : la stabilité prévaudrait dans la majeure partie des secteurs », analyse Stéphane Latouche. Quant aux budgets d’investissement, ces derniers pourraient s’accroître globalement de près de 20 % dans l’industrie (hors immobilier) mais resteraient stables dans les services et le BTP. « Mis à part dans l’agroalimentaire, l’ensemble des chefs d’entreprise industrielle évoque une hausse des volumes injectés dans leur outil de production », poursuit le représentant de la Banque de France. 47 % des dirigeants évoquent par ailleurs une augmentation de leur rentabilité d’exploitation cette année et 49 % une stabilité.
En 2018, la rentabilité d’exploitation des entreprises a globalement reculé. L’intensification de la concurrence conjuguée à la hausse sur les prix des matières premières et aux difficultés rencontrées pour répercuter celle-ci sur les prix de vente affectent tous les secteurs. Les encours d’investissement ont progressé de 9,6 % l’an dernier pour s’établir à 62 Md€ et les effectifs ont augmenté dans l’ensemble des secteurs, malgré des difficultés de recrutement prégnantes, notamment dans le BTP et l’industrie.
