Vers un PSE de 900 personnes chez Akka
Coup de tonnerre au sein du groupe d'ingénierie Akka. La direction va lancer des procédures d'information-consultation des instances représentatives du personnel visant à initier des PSE qui impacteraient, de source syndicale, « cinq sociétés » du groupe. Dans un communiqué commun, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, FO et Unsa – désormais réunies en intersyndicale - indiquent que « le nombre total de suppressions de postes envisagées seraient d'environ 900 ». Une information confirmée par une porte-parole de la direction d'Akka à La Lettre M : « Le chiffre de 900 postes constitue la base de la discussion, mais l'objectif est de réduire le plus possible le nombre de suppressions de postes. »
D'après la CGT Akka, 800 d'entre eux concerneraient directement le site de Blagnac, qui rassemble près de 2 500 salariés, travaillant à 90 % pour le secteur aéronautique. L'intersyndicale a écrit le 14 décembre à Paolo Del Noce, DG d'Akka France, afin de demander que soit négocié « le plus en amont possible » un accord de méthode visant à encadrer les conditions et les moyens de la négociation des PSE, ainsi que l'organisation des procédures d'information-consultation des instances représentatives. Cette annonce intervient alors que syndicats et direction menaient depuis plusieurs semaines des négociations relatives à l'accord APLD (Activité partielle de longue durée). La direction indique que le choix de s'orienter vers un PSE fait suite à « l'impossibilité d'obtenir l'unanimité » de la part des organisations syndicales sur ce dossier APLD. Les négociations devraient durer quatre mois.
Une activité aéronautique en souffrance
Initialement, c'est un PSE de 1 150 postes, principalement situés dans la région toulousaine, qui avait été évoqué. La direction avait alors assuré à La Lettre M que « tout (était) mis en œuvre pour tenter de réduire ce chiffre ». Au troisième trimestre, Akka a enregistré un CA de 351 M€, en baisse globale de 20,4 %. Mais c'est bel et bien l'aéronautique civil qui plombe ses résultats : sans ce secteur en crise, le groupe – également positionné dans l'automobile, le ferroviaire, les sciences de la vie et les télécommunications - aurait affiché une croissance trimestrielle de 9,3 %. Mais l'aéronautique a accusé une baisse de 38 % par rapport à la même période de 2019.
