Vers un encadrement des loyers à Montpellier
A l’image de Paris et Lille, le Conseil de la métropole de Montpellier a voté, le 15 septembre, en faveur de l’expérimentation, pendant cinq ans, d’un dispositif d’encadrement des loyers sur la commune de Montpellier, en s’appuyant pour cela sur un observatoire public des loyers, à créer. « Montpellier est la quatrième commune de France au niveau du prix des loyers, signale Michaël Delafosse, président de la métropole et maire de Montpellier. Il faut reprendre la main dans certains secteurs de la ville. » La Métropole doit candidater pour la ville-centre avant le 14 novembre, dans le cadre de la loi Elan.
Le dispositif d’encadrement prévoit que le loyer à la première location, à la relocation ou lors du renouvellement du bail, doit se situer entre -30 % et +20 % d’un loyer de référence, fixé à partir des données de l’observatoire public (qui sera géré par l’Agence départementale du logement de l’Hérault). « Pour suivre le prix des loyers pratiqués par les opérateurs privés, nous avons besoin de données objectives », a insisté Michaël Delafosse.
Les autres communes pourront rejoindre ce dispositif expérimental, après approbation au sein de leur conseil municipal. Le conseil municipal de la commune de Grabels s'est déjà prononcé en ce sens, indique son maire, René Revol. Le conseiller municipal de Lattes, Jean-Noël Fourcade, est le seul à avoir voté contre, évoquant « une atteinte au droit de la propriété privée ».
Des contrôles Airbnb
Autre chantier de taille sur le front du logement : les locations Airbnb. Une délibération est à venir pour organiser leur contrôle, annonce Michaël Delafosse. « Dans le centre de Montpellier, des logements qui devraient être occupés par des locataires permettent des compléments de revenus (aux hôtes inscrits sur Airbnb, NDLR) mais quand cela devient une activité à part entière, le logement est mis sous tension et cela fragilise l’emploi dans hôtellerie, déjà déstabilisée », a expliqué Michaël Delafosse, agacé par « le bruit des valises à roulettes » dans le centre-ville. Une équipe de contrôles pour réguler ces locations courte-durée, soumises à la taxe de séjour et la TVA, est en cours de constitution. Le dossier est géré par Cyril Meunier, vice-président en charge du tourisme et maire de Lattes. Aucun calendrier n’a été précisé.
