la lettre M

Région Occitanie
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Conjoncture
| 1/10/2019

Une année 2019 meilleure que prévue

Tout compte fait, alors qu’un ralentissement de la croissance était attendu pour cette année 2019, la région Occitanie devrait faire mieux que prévu. C’est en substance ce que conclut la Banque de France au terme de son enquête réalisée en juin-juillet auprès de 1 500 chefs d’entreprise. Les prévisions d’évolution du chiffre d’affaires sont revues à la hausse : + 2,6 % au lieu de + 1,6 % pour l’industrie, + 5,9 % pour les services au lieu de + 5,6 % et – la plus forte réestimation - + 7,6 % pour le secteur du BTP qui prévoyait + 4,1 % en début d’année. « Cette hausse de l’activité est confirmée par une hausse toujours soutenue des crédits bancaires à l’économie régionale, et tout particulièrement des crédits d’investissement (+ 6,5 %), mais aussi par des défaillances d’entreprises en diminution (- 1,1 %) alors qu’elles progressent au niveau national (+ 1,4 %) », commente Stéphane Latouche, directeur régional de la Banque de France Occitanie.

En ce qui concerne le secteur du BTP, la production devrait être « largement dépasser les prévisions initiales », ce qui entraînera une hausse d’activité. Tous les secteurs devraient être concernés : le bâtiment (+ 6,2 % au lieu de + 3,3 %), les travaux publics (+ 9,6 % alors qu'une hausse de 5,2 % était attendue). Les entreprises de gros œuvre prévoient une production en hausse de 7 % contre + 3,3 % en début d’année, et le second œuvre + 7 % au lieu de + 4,8 %.

En matière d’industrie, si l’aéronautique revoit ses perspectives à la hausse (+ 2,6 % au lieu de + 0,2 %), le secteur de la fabrication d’équipements électriques et électroniques et les autres produits industriels révisent à la baisse leurs prévisions avec, respectivement, + 5 % au lieu de + 5,4 % et + 1,7 % au lieu de + 2,2 %. L’agroalimentaire reste dans la ligne de ses prévisions avec + 3 %.

Dans les services, les activités informatiques prévoient une augmentation de leur courant d’affaires de 9,1 % au lieu de 8,5 %. Même chose pour le secteur du transport et de l’entreposage avec + 4,7 % au lieu de + 3,3 %. Les activités d’ingénierie, par contre, revoient leur croissance à la baisse, passant de + 6,2 % à + 5,4 %.

Alors que lemploi devrait être le grand bénéficiaire de cette hausse d’activité escomptée, les déclarations des professionnels à mi-parcours n’en témoignent pas. Tous les projets d’embauche sont en effet revus à la baisse par rapport à début 2019 : 21 % des entreprises industrielles contre 39 % en début d’année, 26 % des entreprises de services contre 44 % début 2019 . Même les intentions d’embauche dans le BTP baissent avec 24 % des entreprises concernées contre 30 % (hors intérim). Malgré ces chiffres, l’emploi reste, selon Pascal Tachon, directeur Hérault de la Banque de France, « correctement orienté, même s’il pourrait être bien meilleur ». « D’une manière générale, les entreprises se heurtent toujours à des difficultés de recrutement pour faire face à l’accroissement de l’activité », ajoute Stéphane Latouche.

Nelly Barbé et David Danielzik
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