Un nouveau robot agricole et une certification européenne pour Naïo Technologies
Après Oz, Dino et Ted, Naïo Technologies (70 salariés, siège à Escalquens en Haute-Garonne), lance un nouveau robot agricole appelé Orio. Destiné aux gros producteurs de légumes, mais également – c’est une nouveauté – aux producteurs de céréales, « Orio peut couvrir cinq à sept hectares par jour et effectuer une grande diversité de tâches telles que le désherbage, le semis, la fertilisation ou encore les collectes de données », explique Julien Laffont, directeur de la stratégie et du Business Development. Présenté à l’occasion du World Fira (forum international de la robotique agricole), qui s’est tenu début décembre à Labège (31), ce nouveau robot est désormais disponible à la vente au prix de 130 k€ (sans les outils).
« Nous avons déjà été sollicités, notamment par nos distributeurs qui souhaitent ajouter Orio à leur catalogue », indique Julien Laffont. Naïo Technologies prévoit une distribution sur le marché européen, mais également en Californie, dans le cadre de son offre « robot as a service » (prestation de service). La start-up reste cependant prudente sur le nombre de ventes espérées. « Tout va dépendre de la pénurie de matériaux, qui nous empêche actuellement d'avoir une vision claire de nos objectifs. Mais idéalement, nous aimerions vendre une quinzaine de robots Orio en 2022 avant d'augmenter la production pour en vendre une cinquantaine en 2023 », confie Julien Laffont.
Dino et Ted certifiés pour travailler sans supervision humaine
Naïo Technologies, qui vient de fêter ses dix ans d’existence et revendique 250 robots en circulation dans le monde, annonce par ailleurs avoir obtenu la certification européenne nécessaire pour faire fonctionner ses robots de grande taille (Dino le robot maraîcher et Ted le robot viticole) sans supervision humaine à compter du printemps 2022. Oz, le petit robot maraîcher, avait déjà obtenu les autorisations nécessaires en 2015. Mais les robots de plus grande taille « sont par nature potentiellement plus dangereux », explique l’entreprise. « Afin de respecter la Directive Machine Européenne et de répondre à la demande de nos clients en termes d’utilisation de nos robots sans surveillance, il a fallu redoubler d’efforts. Nous avons créé de tout nouveaux systèmes de sécurité d’une grande fiabilité qui répondent spécifiquement aux contraintes du monde agricole », précise Naïo Technologies.
