Travaux publics : les professionnels craignent un recul d’activité en 2020
« L’activité du secteur est stable. Nous n’enregistrons pas de baisse de marchés de la part des institutions État, Région, Département, communauté urbaine de Perpignan. Toutefois, les enjeux électoraux municipaux nous font craindre une baisse d’activité de 10 à 15 % en 2020 », déclare à La lettre M Jean-Pierre Vitu, président de la fédération des travaux publics des Pyrénées-Orientales à l’issue du colloque organisé le 24 septembre à Saint-Estève par la Fédération des Travaux Publics Occitanie. Lors de cette réunions ont été évoqués les enjeux à relever : les besoins en mobilité, l'acceptation des énergies renouvelables, l'eau, les réglementations contraignantes,... Dans les Pyrénées-Orientales, le secteur des travaux publics représente une centaine d'établissements employant 1 700 salariés.
Une manifestation consacrée à l'analyse du patrimoine de réseaux et d’infrastructures du département. « Les collectivités, telle que Perpignan Méditerranée Métropole, font semble-t-il des efforts budgétaires pour dynamiser les investissements en maîtrisant les charges de fonctionnement », poursuit le représentant du secteur. Présents, les opérateurs (ASF, SNCF Réseau, RTE, Enedis, GRDF, Sydeel, EDF Renouvelables) et les représentants de l’Etat ainsi que des collectivités ont témoigné des enjeux à relever : besoins en mobilité (connexion des parking pour favoriser le co-voiturage et l’accès aux vélos, les stations GNV,…), acceptation des énergies renouvelables, pôles d’échanges multimodaux, eau, réglementations contraignantes, mobilisation des crédits du CPER pour les projets structurants (RN 20, RN 116,…)…
