Train Primeurs : le nouveau gouvernement interpellé pour relancer la ligne
Après avoir dénoncé mi-juin que Ermewa, filiale privée de la SNCF propriétaire des wagons du train primeur reliant Perpignan à Rungis, aurait tenté d'envoyer 31 d'entre eux à la destruction, la CGT Cheminots de Perpignan rebat les cartes en s’entourant cette fois d’associations et de partis politiques visant à défendre cette ligne de fret dédiée aux fruits et légumes. Le syndicat de salariés pointent « l’urgence environnementale ». Lors d’une conférence de presse le 6 juillet, le syndicaliste Mikaël Meusnier profite du remaniement ministériel et l’arrivée de Jean Castex, élu de Prades (66), en tant que 1er ministre, pour demander au gouvernement de « revoir sa copie. Il faudra plus que des incantations et des vœux pieux pour sauver cette ligne et répondre à l'urgence sociale et environnementale de ce dossier. » La relance de cette ligne de fret permettrait de réduire considérablement le nombre de camions sur l’A9 (15 000 au total) et stopperait cette « aberration environnementale. Il faudrait au contraire développer le fret et organiser une planification écologique pour faire bifurquer notre économie », souligne dans un communiqué le conseiller régional Jean-Christophe Sellin (France insoumise).
« Cette ligne doit être décrétée d'intérêt national ! », appelle Éric Le Balier, représentant du mouvement citoyen de mobilisation sur le dérèglement climatique Alternatiba. L'intérêt de cette action visant à défendre cette ligne de fret, selon Philippe Galano du parti communiste est que c'est « une bataille pour l'environnement et pour le développement économique de notre département ».
