Station d’épuration Maera : un chantier de 109 M€
Le projet de modernisation et d’extension de la station d’épuration (step) Maera située à Lattes représente un investissement de 109 M€. « En 2018, nous poursuivons les études, les dossiers règlementaires seront instruits et nous lancerons les dossiers de consultation pour la sélection des entreprises. En 2019, sera effectuée l’enquête publique. La consultation et le choix des entreprises seront réalisés. Les travaux devraient démarrer en 2020 pour une livraison en 2023-2024 », annonce Jackie Galabrun-Boulbe, 1re vice-présidente de Montpellier Métropole, déléguée au service public de l’eau et de l’assainissement, le 28 mars. La station d’épuration Maera qui concerne 19 communes, dont cinq hors de la métropole (Assas, Teyran, Palavas, Saint-Aunès, Carnon), aura une capacité de traitement portée de 470 000 EH (équivalents habitants) à 660 000 EH.
L’énergie représente un coût important du fonctionnement de la step, l’objectif est de concevoir une step à énergie positive. La step devrait devenir un producteur énergétique générant des recettes qui vont de facto réduire le coût d’exploitation.
La step produit déjà du biogaz qui générant de la chaleur et de l’électricité revendue à EDF jusqu’en 2027. « Ce même biogaz épuré peut aussi être injecté dans le réseau GRDF pour alimenter en GNV des bus (20 bus), le réseau de chaleur urbain (4 000 foyers) », explique un technicien de la Métropole. Lors de cette réunion ont été abordés les points d’améliorations que va apporter cette extension : la gestion de événements pluvieux pour supprimer les déversements dans le Lez avec des volumes de traitement qui passeront de 130 000 m3/j à 175 000 m3/j, l'amélioration des rejets de l’émissaire en mer, le traitement des odeurs,… « Les odeurs sont liées au transport des boues, explique Philippe Saurel, président de la Métropole conscient des nuisances. Des sas couverts seront réalisés pour stocker les boues ». Si cette consultation porte sur la file eau, la file boue ultime sera traitée dans un 2e temps. La Métropole devrait lancer une nouvelle concertation d’ici 2 ans pour le traitement technique des boues. La question de la ré-utilisation des eaux usées traitées. La Métropole assure être favorable à cette démarche. D’ailleurs, elle a un projet concret sur la station d’épuration de Saint-Drézéry (4 000 EH) où un protocole devrait être signé et des dossiers présentés aux services de l’État pour un futur déploiement.
