Pyrénées-Orientales
Eau - Environnement
Sécurisation des digues de l’Agly : lancement de la concertation

Comme annoncé lors de la visite des travaux de consolidation de la digue de l’Agly maritime après les crues de mars dernier, Hermeline Malherbe, la présidente du conseil général des P.-O., a dévoilé, ce 3 octobre, la programmation des réunions de la concertation publique (1er octobre au 15 décembre) sur le projet de sécurisation des digues de l’Agly (vote en session du 24 juin dernier).
Coût : 40 à 60 M€
Ce projet, anticipé depuis 2008, concerne 24 km de digues (2 x 12 km) estimé entre 40 et 60 M€, dont les travaux pourraient débuter d’ici à 2020 pour plusieurs années. Le conseil général espère l’appui de la Région, de l’Etat et de l’Agence de l’eau. « Il s’agit d’informer les habitants des communes concernées et d’écouter leurs questions et remarques. L’objectif visé est de faire le meilleur projet possible » explique la présidente qui confirme que « cet important chantier de sécurisation n’empêchera pas d’éventuelles inondations. » Des propos confortés par le maire de Claira, l’une des 7 communes concernées par la concertation (Torreilles, Saint-Hyppolyte, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Pia, Rivesaltes, Le Barcarès).
600 à 700 ha de foncier à mobiliser
Ce projet visant à sécuriser la population comprend un plan de reconstruction des digues à 30 mètres des digues existantes, vieilles de 42 ans. « Il faut refaire les digues pour que le dessous de la digue soit porteur » explique José Puig, le maire de Claira. Cela va nécessiter une emprise foncière évaluée à ce jour entre 600 et 700 ha. Un protocole est enclenché avec la chambre d’agriculture « Ce chantier sera soumis aux mêmes règles de construction que celles d’un barrage hydraulique. C’est dire l’ampleur du chantier », précise la présidente.
Les appels d’offre à l’horizon 2019
Même si, le diagnostic de sécurité a été réalisé entre 2009 et 2012 par le cabinet d’études montpelliérain ISL (coût : 1 M€), ce projet doit respecter le calendrier des études de l’avant projet (2014-2015), des études d’impact et la DUP (2016), l’instruction des dossiers règlementaires, l’enquête publique. Les appels d’offre seront passé avec la variante entreprise à l’horizon 2019, « car c’est un marché hors normes qui doit s’opérer dans le respect des contraintes environnementales extérieures nombreuses », indiquent les services du conseil général.










