Second-œuvre : SNP s’inquiète du manque de visibilité et des difficultés de recrutement
Laurent Villet, dirigeant de Société narbonnaise de plâtrerie (SNP, siège à Montredon-des-Corbières), spécialisée dans le second-œuvre (cloisons, faux plafonds, doublage, protection incendie, isolation acoustique et aménagement), s’inquiète du « manque de visibilité pour la fin de l’année et le début 2022 ». Confronté aussi à des difficultés d’approvisionnement et de hausse des prix (fer et polystyrène, notamment), l’entreprise s’organise. « Nous anticipons avec nos fournisseurs tels qu’Union Matériaux de Narbonne, avec qui nous avons tissé un vrai partenariat. Nous faisons moins appel à l’intérim et à la sous-traitance, explique le dirigeant. Notre carnet de commande est rempli jusqu’en octobre puis s’étiole. Cette année, nous devrions stabiliser notre chiffre d’affaires à 6 M€, après un recul de 10 % en 2020. Nous avons déjà acté un tiers de notre chiffre d’affaires de 2022. Habituellement, à la même époque ce taux est de 70 % ». Même s’il veut rester confiant, le dirigeant dit encore « subir l’effet conjugué des élections municipales qui a créé une inertie dans la sortie de nouveaux marchés publics (60 % de l’activité de SNP, NDLR) en 2020, sans compter les effets de la fin du zonage B1 qui limite la construction de logements neufs. Nous constatons aussi une tendance aux prix anormalement bas dans l’octroi de certains marchés publics et ce dans un contexte haussier du prix des matériaux ».
En quête de plaquistes qualifiés
L’entreprise qui emploie quarante-huit salariés recherche « quatre ou cinq plaquistes confirmés que je ne trouve pas. J’élargis la recherche de candidats au niveau national », déclare le dirigeant de SNP qui réalise actuellement une trentaine de chantier situés principalement à Narbonne, Carcassonne, Perpignan, Béziers et Sète. Après le musée Narbo Via, le prochain défi à relever pour SNP est la construction des nouvelles halles technologiques du lycée Louise Michel à Narbonne. « Il s’agit de trois bâtiments comportant des salles de classes et salles de travaux pratiques. Notre intervention portera sur la mise en œuvre de plus de 6 000 m² de cloisons et doublages (thermique et acoustique, NDLR), et de 11 500 m² de faux-plafonds (acoustiques, coupe-feu …, NDLR) », précise Laurent Villet.
