Robotique agricole : Naïo Technologies vise l'international avec de la prestation de services
La start-up de robotique agricole Naïo Technologies (siège à Escalquens, 70 salariés, CA : n.c.) prévoit une nouvelle levée de fonds « dans les prochains mois », confie à La Lettre M Julien Laffont, responsable de la stratégie et du business development. Objectif : financer le développement de nouveaux robots pour étoffer la gamme (un robot à destination des betteraviers est notamment prévu) et ouvrir de nouveaux marchés à l’international. « Nous souhaitons renforcer notre présence dans l’ouest de l’Europe, nous développer aux États-Unis au-delà de la Californie où nous sommes déjà présents, et voir s’il y a des opportunités au Chili, en Argentine, en Australie et en Nouvelle-Zélande », indique Julien Laffont qui précise que Naïo Technologie « ne s’interdit aucune destination ».
« Robot as a service »
Pour conquérir de nouveaux marchés, la start-up envisage de s’appuyer non seulement sur la vente traditionnelle de robots, mais également sur un nouveau business model, le « Raas » ou « Robot as a service » : une prestation expérimentée en Californie depuis le début de l’année qui rencontre « un franc succès ». Concrètement, la filiale américaine de Naïo Technologies (environ 10 salariés) possède une flotte de sept robots de binage maraîchers Dino et propose ses services aux agriculteurs. « Ce sont les salariés de Naïo Technologies qui se rendent sur l’exploitation avec le robot et en assurent le fonctionnement », explique Julien Laffont. En 2022, la flotte devrait largement s’agrandir. « Nous compterons entre 15 et 20 Dino, et nous prévoyons de proposer le même service avec Ted, notre robot viticole. » Actuellement proposé uniquement dans la municipalité californienne de Salinas, le service sera désormais accessible aux agriculteurs du comté de Yuma, en Arizona.
« La réussite du Raas sur le territoire américain pousse Naïo Technologies à poursuivre activement la conquête de ce nouveau business model sur 2022 », indique la start-up qui cherche « de nouveaux types de partenariat (distributeurs, franchisés, R&D, etc.) aux États-Unis dans un premier temps, pour répondre à la demande croissante, mais également dans d'autres pays pour lesquels un réel potentiel existe ». Naïo Technologies pourrait d'ailleurs envisager de la prestation de services en France, où seule la vente de robot est actuellement proposée.










