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Région Occitanie
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Transports - Logistique
| 4/07/2022

Première réunion du conseil de surveillance du GPSO

Le premier conseil de surveillance de la société du GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest) s’est réunie le 4 juillet à Toulouse sous la présidence d’Étienne Guyot, préfet coordonnateur. « Le conseil de surveillance est l’organe de gouvernance de cette société créée en mars dernier. Cette structure sera chargée de collecter les financements de la ligne à grande vitesse Sud-Ouest pour le compte des collectivités locales », précise Étienne Guyot, en présence de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, et d’Alain Rousset, son homologue de Nouvelle-Aquitaine. Le conseil rassemble 25 collectivités territoriales et groupements de collectivités ayant validé le plan de financement du projet estimé à 14 Md€.

Carole Delga présidente du conseil de surveillance

Lors de cette première réunion, l’organisation politique, administrative et financière de la société du GPSO a été mise en place. Elle a été suivie de la première réunion du comité de pilotage, réunissant tous les partenaires concernés par le projet, présidé par Étienne Guyot et les présidents des deux régions concernées. .
Cette structure assumera la coordination opérationnelle du GPSO, y compris les discussions techniques avec la SNCF. « Nous entrons dans une phase décisive, ce jour est à marquer d’une pierre blanche, déclare notamment Carole Delga, élue à la présidence du conseil de surveillance de la société GPSO pour un mandat de deux ans. Ce projet va permettre une connexion à l’international et un développement des trains du quotidien à l’image d’une RER métropolitain. La liaison Toulouse-Montauban étant actuellement totalement saturée actuellement, nous avons réellement besoin de cette nouvelle ligne. Cela permettra également de compléter le maillage des lignes fret ferroviaires entre Narbonne et Bordeaux. »

Début des travaux fin 2023

Élu premier vice-président de cette nouvelle instance, Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole et maire de Toulouse, se félicite également de cette avancée. « Le projet de ligne à grande vitesse Toulouse-Bordeaux-Paris avance et se structure. Il est désormais entré dans une phase concrète. Le respect du calendrier initial nous permet de nous projeter à 2032 pour que Toulouse ne soit plus qu'à 3h10 du centre de Paris, souligne l’élu. En parallèle, grâce aux aménagements ferroviaires au nord de Toulouse, nécessaires pour la grande vitesse comme pour les trains du quotidien, nous allons réunir les conditions d’une amélioration conséquente de la desserte ferroviaire de proximité pour les habitants de notre territoire. » Les travaux devraient commencer fin 2023 et les premiers TGV circuler entre Toulouse et Bordeaux en 2032. Le GPSO prévoit la création de 327 km de lignes nouvelles dont les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse (AFSB et AFNT).

L’Europe au rendez-vous du financement

Étienne Guyot revient aussi sur les déclarations de Karima Delli, présidente de la commission transports au parlement européen, qui a annoncé (le 29 juin) que l’Europe ne financerait pas le GPSO à hauteur de 20 % du coût de l’opération. Affirmations relayées par le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, fervent opposant au projet. « Certaines déclarations récentes à la presse ont annoncé un défaut de financement européen sur GPSO : elles sont erronées et fallacieuses. L’Union européenne (UE) participe déjà au financement du projet GPSO. Ce sont ainsi 39,2 M€ qui ont déjà été accordés. Par ailleurs, l’UE a dévoilé le 30 juin 2022 les 135 projets en phase travaux retenus à l’appel à projet de 2021 du Mécanisme d’interconnexion pour l’Europe (MIE). Il s’agit de travaux d’amélioration de nœuds ferroviaires dans des métropoles pour permettre l’accès aux TGV, ou de lignes nouvelles à grande vitesse, permettant d’améliorer considérablement les liaisons entre grandes villes européennes, pour les voyageurs tout comme les marchandises, rappelle le représentant de l’État. Le projet GPSO n’étant pas encore en phase travaux, il n’a pas fait encore l’objet d’une demande de financement à ce stade. Cette annonce de l’Union européenne du 29 juin 2022 ne préjuge en rien des appels à projet ultérieurs. »

David Danielzik/danielzik@lalettrem.net
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