Pourquoi Wyca lève des fonds
La société toulousaine Wyca Robotics, spécialisée dans le développement de robots d’intérieur à navigation autonome, lève 1,6 M€ auprès de M Capital, de Bpifrance, de ses investisseurs historiques et de ses partenaires bancaires. Objectif : accélérer son développement dans l’Hexagone, mais aussi à l’international, et nouer de nouveaux partenariats avec des intégrateurs. « Cette levée de fonds est une étape importante de notre développement, estime Patrick Dehlinger, DG. Nous avons terminé la phase d'industrialisation. Notre véhicule autonome Elodie a démontré son efficacité dans des environnements dans lesquels circulent des personnes, tels que les magasins ou les ateliers. Nous avons maintenant les moyens d’accélérer notre présence sur le marché. » Pour cela, Wyca a déjà signé des partenariats avec des industriels français. « Les intégrateurs à qui nous nous adressons vont spécialiser les véhicules en les adaptant à leurs problématiques sectorielles », indique Patrick Dehlinger à La Lettre M. Pour accompagner sa croissance, la société de 12 salariés envisage de doubler ses effectifs d’ici à fin 2022. Quatre recrutements sont déjà en cours. L’entreprise, qui a enregistré 320 k€ de CA l’an dernier, souhaite atteindre le cap des 1 M€ en 2022. Un horizon qui sera également pour elle celui de l'export, avec la volonté affichée de positionner la production de ses robots au plus près des marchés ciblés.
Des capteurs sur les véhicules
La société Wyca, fondée en 2015, a développé une technologie reposant sur de l’intelligence artificielle et permettant de faire remonter des informations via des capteurs placés sur les véhicules. Des solutions qui trouvent plusieurs types d’applications : le déplacement de charges dans le secteur industriel, l’inventaire en entrepôt, la téléprésence, la télémaintenance, l’accueil du public… La start-up profitera du salon Siane, organisé du 19 au 21 octobre à Toulouse, pour présenter « un nouveau produit taillé pour les TPE, qui leur fera gagner en productivité », glisse Patrick Dehlinger.
