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Transports - Logistique
| 28/09/2021

Pourquoi l’aéroport de Montpellier mise sur la destination Paris

Emmanuel Brehmer, président du directoire de l’aéroport Montpellier Méditerranée, annonce ce 28 septembre le lancement de lignes Montpellier-Paris Orly par les compagnies low cost EasyJet (31 octobre) et Transavia (8 novembre), suite à l’arrêt de l’offre par Hop ! (Air France). « Cette nouvelle offre propose jusqu’à six vols par jour à bas prix en complément des vols d’Air France reliant Montpellier à Paris-Roissy, pour une offre globale de dix vols par jour au total, explique Emmanuel Brehmer. Les deux opérateurs jouent sur la complémentarité de leur offre avec des premiers vols à partir de 6h45, un horaire adapté pour la clientèle business que nous voulons rassurer, faire revenir et surtout ne pas perdre. Notre ambition à trois ans est de dépasser les 500 000 passagers business vers Paris.»
Avec cette offre, la plateforme entend aussi attirer une part de clients absents pour des raisons tarifaires ou à cause de l’utilisation d’autres moyens de transport. « Les compagnies proposent des allers simples à partir de 35 à 40 €, c’est deux fois moins cher qu’un tarif TGV avec des atouts : la ponctualité et la qualité de service proposée par les deux compagnies low cost », complète-t-il.

Retrouver une dynamique de fréquentation post Covid
« Cette destination vers Paris est un accélérateur de croissance pour l’aéroport. Elle a un impact fort car elle génère de l’activité : parkings, achats…, poursuit le président du directoire. Une hausse de fréquentation de 5 à 10 %, ce serait le début d’une courbe de croissance retrouvée après la pandémie. Si on échoue, l’impact sera difficile à rattraper à court terme. » Parallèlement, l'offre automne-hiver de la plateforme est enrichie de 29 destinations dont Athènes, Héraklion, Séville, Oujda ou Brest, Caen, Lille, Nantes, Rennes ou Strasbourg et Bastia. Toutefois, malgré les bons résultats estivaux (+78 % en juillet par rapport à 2020 et +33% en août), la plateforme accuse une baisse de fréquentation de 54 % (du 1er janvier à fin août par rapport à 2019), passant de 1,3 million à 600 000 passagers toutes destinations confondues suite à la pandémie alors qu’elle affiche des objectifs de 2,5 à 3 millions de passagers pour 2025.

Des signaux positifs
Pour autant, des signaux positifs permettent à Emmanuel Brehmer de rester, selon lui, confiant en l’avenir même si « les investissements prévus dans le cadre du plan stratégique de l’aéroport ont été ramené à 50 M€ au lieu de 70 M€ » afin notamment de pallier l’impact de la pandémie. « Nous sommes au cœur d’une zone au développement important avec un futur stade et des complexes hôteliers et tertiaires à moins d’un kilomètre, la nouvelle zone d’activité du Piom ou encore un parc des expositions transformé par 80 M€ d’investissement », souligne-t-il avant d’ajouter : « Entre six et huit nouveaux opérateurs vont s’implanter sur la zone de l’aéroport. Certains ont déjà déposé leur permis de construire et d’autres finalisent les démarches administratives à horizon du 1er trimestre 2022. En parallèle, deux opérateurs de logistique péri-urbaine sont positionnés pour occuper la plateforme logistique de la zone fret où avaient été attendus Asics ou Lidl. »
Les collectivités se penchent aussi sur le sort de la plateforme avec une volonté affichée de travailler en faveur de l’amélioration de son accessibilité. « Il est prévu un plan pour la remise à niveau des infrastructures routières par le Département en amont de la réalisation du futur stade, conclut le président du directoire regrettant toutefois qu’à l’heure de l’intermodalité « aéroport et SNCF ont du mal à se parler, chacun ayant ses problématiques. »

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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