Pour l'ESA, Scalian planche sur la qualité de l'eau
Le groupe toulousain Scalian, spécialisé dans le conseil et l’ingénierie pour les secteurs de l’aéronautique, du spatial, de l’énergie, du transport et de la défense, est choisi - aux côtés de la société WaterShed Monitoring Europe - par le programme ESA Space Solutions de l'Agence spatiale européenne (ESA) et du Cnes dans le cadre du projet BEPS-IA (Bloom Event Prediction by Satellite Images Analysis). En s'appuyant sur l’imagerie satellitaire, ce projet a pour objectif de « permettre à tous les gestionnaires de l’eau de mieux gérer cette ressource et de prévenir d’éventuels risques sanitaires liés à l’eau potable, à la baignade, à la pêche et à l’agriculture ». Les deux entreprises vont ainsi unir leurs expertises afin de développer un outil prédictif destiné aux gestionnaires de réseaux d'eau potable, de plages, d’activités de pêche et d’agriculture, mais aussi aux collectivités, aux consommateurs, aux associations de protection des ressources et aux agences de l'eau. Scalian apportera notamment son expertise dans l'automatisation du traitement de l'image et de l'extraction de l’information par deep learning.
Industrialisation dès 2022
Une étude de faisabilité de sept mois a débuté au Canada en avril. Par la suite, une « généralisation à l’échelle de l’ensemble du territoire français puis mondial » est envisagée, avant une industrialisation de la solution prévue pour début 2022. « À travers BEPS-IA, nous allons innover pour créer, via des données collectées par les technologies spatiales, de nouveaux usages numériques pour mesurer, analyser et prédire nos consommations en eau et les évolutions de ses qualités intrinsèques », indique Yvan Chabanne, président du groupe Scalian (3 000 salariés, CA 2020 : 256 M€ de CA), qui vante un projet à la portée « sociétale et éthique ».
