Pyrénées-Orientales
Agri - Agro
Plaine du Roussillon reprend son envol

La coopérative maraîchère et fruitière Plaine du Roussillon (10 000 t, dont 4 000 t de concombres), basée au Soler, a retrouvé une situation saine, 18 mois après avoir rencontré des difficultés financières. « Les dettes sont assainies et l’équilibre est atteint en 2013, sans érosion de producteurs. En 2014, nous reprendrons notre envol, déclare le président, Jean-Marie Roger, lors d’une visite des élus de l’agglomération de Perpignan, ce vendredi.
Diversification vers l’export et l’import
« Nous allons adopter une nouvelle stratégie de diversification import/export, et nous avons aussi un projet industriel en réflexion. L’objectif : améliorer la rémunération des producteurs avec l’appui de notre entité commerciale Saveurs des Clos », annonce-t-il. Saveurs des Clos (CA : 30 M€, 25 000 t), détenue à 50 % par Ille Fruit, va recruter un commercial export. Pour assainir la situation, le président et son bureau ont du restructurer l’activité : arrêt des filiales (Chassagnac), vente de l’actif immobilier... « La réactivité de l’agglo, qui ne nous a pas subventionné, mais qui a racheté notre actif immobilier en contrepartie d’un loyer mensuel, nous a permis de résister », assure-t-il.
Préserver un outil de production et une filière
« Grâce à une subvention de la FNADT (0,2 M€), le bureau de l’agglo a validé ce 7 juin, une baisse de loyer, annonce Jean-Paul Alduy, le président de l’agglo de Perpignan, qui a racheté le bâti et l’assiette foncière pour 2,5 M€. La décision des élus de l’agglomération s’inscrit dans la culture de projet de territoire développée par l’institution. Aujourd’hui, l’outil repart et il a un avenir ! Il contribue aussi à pérenniser la filière agricole locale. » Selon le sénateur-maire du Soler, François Calvet, « en intervenant pour sauver cet outil industriel, nous avons développer la culture de la discussion. Ce qui a été préservé, ce sont des emplois directs, des emplois saisonniers occupés par des personnes sans qualifications. L’agriculture apporte des solutions d’emplois pour tous. Ce schéma se retrouve dans le projet de l’abattoir pour la filière viande. » La coopérative compte une soixantaine de producteurs (190 emplois environ) et emploie 25 salariés complétés par un volet de saisonniers (10 à 80) pour un CA de 10 M€.
D’autres projets se greffent
La restructuration de la coopérative se traduit aussi par l’accueil dans une partie des ex-locaux de Chassagnac, d’une jeune société SiBIO (jus de fruits, 150 000 cols dont 80 000 en prestation de service), avec laquelle la coopérative développe des synergies. L’autre partie de ces locaux devrait accueillir le futur projet industriel. Les terrains adjacents à la station de conditionnement de la coopérative (8 000 m2 environ) vont servir à étendre la zone artisanale du Soler. « Pôle Vert a déjà prévu de s’étendre sur cet espace », indique le sénateur-maire du Soler.










