la lettre M

Gard
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Agri - Agro
| 17/10/2018

Perrier rouvre sa liaison ferroviaire

Arrêtée en 2007, la ligne ferroviaire entre l’usine Perrier (groupe Nestlé Waters) de Vergèze (Gard) et le port de Fos-sur-Mer, situé à cent kilomètres de là, est relancée. Le premier convoi est parti début septembre. À raison d’un train par jour, 13 500 conteneurs seront ainsi acheminés chaque année. La réactivation de la ligne ferroviaire, aura exigé un investissement compris entre 2 et 3 M€. Elle répond à une progression des demandes à l’export. « Grâce à cela, nous avons trouvé les volumes nécessaires pour faire du transport ferroviaire régulier et intéressant financièrement, explique Pascale Vincent, directrice logistique Nord Europe. En fonction des volumes, un sixième train pourrait être programmé le samedi ». Les États-Unis et le Canada sont les principaux clients. Henrik Gotterbarm, président de Nestlé Waters Europe, estime que cela « répond aussi à un problème structurel. Le flux logistique est énorme en Europe. Faute de chauffeurs, l’industrie du transport routier n’est pas en capacité de répondre à la demande. »

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net

À ce jour, l’export représente 55 % des ventes de Perrier et il progresse. Avec cette remise en route du ferroviaire, Nestlé Waters veut prouver sa préoccupation pour la planète : le transport en fret, avec un train à 80 % électrique, évite près de 27 000 passages de camions par an, soit une réduction de 2 500 tonnes équivalent CO2

Même la menace des grèves en France ne suffit pas à entamer la volonté du dirigeant de développer le ferroviaire. « L’exemple de Perrier fait des émules auprès d’autres industriels qui disposent également de leur propre entrée ferroviaire », confie un représentant du port de Fos-sur-Mer qui a investi 40 M€ pour améliorer ses infrastructures pour le fret.
Au-delà du fret, Nestlé Waters poursuit son plan d’investissement de 200 M€ décidé en 2015 pour Perrier. L’objectif est de monter la production à deux milliards de bouteilles d’ici à 2020 (1,75 milliards prévus en 2019). Le site de Vergèze va être entièrement réorganisé autour d’un seul bâtiment industriel qui accueillera 14 lignes d’embouteillage ainsi qu’un entrepôt logistique automatisé. Son permis de construire est attendu en fin d’année. Deux cent recrutements ont d’ores et déjà été réalisés dans le cadre de ce plan et près de 150 sont annoncés pour les prochaines années.

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